2 mai 2013
L’éthique au quotidien
Par: Pierre Bornais
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On en parle beaucoup, comme s’il s’agissait d’une préoccupation nouvelle. Peut-être parce qu’avec le recul de la morale basée sur la religion, notre société n’a pas encore intégré le fondement même de cette déontologie universelle qui doit gouverner le quotidien de chacun.

Tout le monde connaît les principes de base qui sous-tendent celle-ci, notamment l’honnêteté, l’acceptation des autres sans discrimination et un agir sans même l’apparence de conflit d’intérêt. La Commission Charbonneau démontre à quel point, dans certains milieux, la conduite des affaires par exemple est loin de ces principes. Et que l’élastique moral a été étiré au point de se rompre et de leur revenir en plein front. Ce n’est certes pas ce genre d’évolution que la société mérite. Et si les choses ont commencé à évoluer depuis un certain temps pour combler le vide laissé par l’abandon de la morale religieuse, il reste du chemin à faire. Par exemple, il y a plus de trente ans, la presse anglophone respectait déjà des règles strictes concernant les gratuités offertes aux journalistes. Un simple crayon ne pouvait être conservé; déposés dans une boîte, tous les dons de cette nature étaient remis à des écoles. Finis les billets « de courtoisie » et autres cadeaux (tournois de golf, voyages « sur le bras » et ainsi de suite). Il aura fallu deux décennies au moins pour que de telles pratiques se retrouvent dans la presse francophone. Et il est arrivé parfois que certaines coutumes refassent surface; mais tout le monde a vite compris que nous n’en étions plus là! Cette évolution progressive doit se poursuivre, étant entendu que la collusion et la malhonn��teté – organisée ou non – n’en font pas partie. Et ceux qui ne le comprennent pas auront un jour à en subir les conséquences.

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