24 août 2017
Des membres des Hells Angels au Thunder Bike Show
« Leur présence à Saint-Pie, ça va faire », dit le maire St-Pierre
Par: Maxime Prévost Durand
Le Thunder Bike Show se tenait pour la première fois à la piste de course Sanair, à Saint-Pie. Photo Courtoisie La Voix de l’Est

Le Thunder Bike Show se tenait pour la première fois à la piste de course Sanair, à Saint-Pie. Photo Courtoisie La Voix de l’Est

La présence de membres des Hells Angels au Thunder Bike Show, un événement pour les adeptes de moto tenu à la piste de Sanair au cours de la dernièrefin de semaine, est la goutte qui fait déborder le vase pour le maire de Saint-Pie, Mario St-Pierre, qui voit de plus en plus le nom de sa municipalité associé aux rassemblements du groupe de motards criminalisés.

publicité

« Leur présence ici, ça va faire, tranche-t-il dans un entretien téléphonique avec LE COURRIER. Ils viennent juste pour se faire voir. Ce n’est pas l’image qu’on veut projeter de Saint-Pie. »
Bien qu’aucun débordement n’ait été signalé, le bruit a été un irritant pour plusieurs résidents du secteur alors que les activités sur le site se sont poursuivies jusqu’aux petites heures du matin. Un volet musical était prévu au programme, mettant en vedette les chanteurs Jonas et David Usher.
Plusieurs plaintes ont été formulées aux autorités municipales, à un point tel que le maire s’est rendu lui-même sur place pour constater la situation. « On examine nos options », a soutenu M. St-Pierre, qui n’écarte pas qu’une contravention soit envoyée aux organisateurs.
Le Thunder Bike Show avait pourtant obtenu un permis par l’entremise du cabinet d’avocats Dunton Rainville, conformément à la règlementation de la municipalité en matière d’événements spéciaux à caractère musical ou sonore. Le règlement 219 dont il est question spécifie toutefois « qu’un événement spécial ne peut se tenir qu’entre midi et 23 heures d’une même journée ».
Des propos qui dérangent
Dans différentes entrevues accordées dans les médias durant la fin de semaine, le maire St-Pierre s’était montré étonné qu’un cabinet d’avocats soit responsable de la demande de permis pour un rendez-vous où des motards criminalisés sont présents en grand nombre. Un lien que le cabinet Dunton Rainville n’a pas apprécié.
« Le cabinet Dunton Rainville n’est aucunement lié aux divers groupes qui fréquentent ce genre d’événement », a-t-il fait savoir par voie de communiqué lundi, accusant le maire d’avoir tenu des propos « faux, mensongers et diffamatoires ». Le cainet a précisé du même coup que « l’événement s’est tenu à la demande du propriétaire des lieux et d’un organisme sans but lucratif » et qu’il « s’est assuré, à titre d’officier de justice, que la demande de permis respecte le cadre de la loi et des règlements, point à la ligne ».
Ce communiqué de Dunton Rainville a été envoyé aux médias au même moment où LE COURRIER s’entretenait avec Mario St-Pierre. À chaud, le maire s’est défendu. « Ce sont eux qui ont fait la démarche pour avoir le permis, le chèque de 200 $ pour avoir le permis est à leur nom. Je donne juste les faits. »
Déjà la fin du Thunder Bike Show?
Est-ce que cette première édition du Thunder Bike Show sera déjà sa dernière? S’il n’en tient qu’au maire St-Pierre, la réponse à cette question est oui. « On va faire tous les efforts nécessaires pour que ce soit la dernière fois », a-t-il soutenu au bout du fil.
Parmi les participants, quelques-uns ont pris le temps de partager leur appréciation de l’activité sur la page Facebook du Thunder Bike Show. « C’était vraiment nice! Super ambiance, nous avons adoré! J’espère que c’était le premier d’une future tradition », a-t-on pu lire notamment.
En plus des concerts de musique, on pouvait trouver au Thunder Bike Show des expositions de motos, du freestyle motocross, des épreuves de bras de fer, des kiosques, des jeux et un concours de wet t-shirt entre autres. L’événement était présenté par le magasin Headrush, souvent associé aux Hells Angels.

image