8 mars 2018
Élimination du passage à niveau sur la 20
L’ex-député Pelletier garde un œil sur le dossier
Par: Jean-Luc Lorry
Lorsqu’il était député de Saint-Hyacinthe, le péquiste Émilien Pelletier s’était impliqué dans le projet de remplacement du passage à niveau sur l’autoroute Jean Lesage.  Photothèque | Le Courrier ©

Lorsqu’il était député de Saint-Hyacinthe, le péquiste Émilien Pelletier s’était impliqué dans le projet de remplacement du passage à niveau sur l’autoroute Jean Lesage. Photothèque | Le Courrier ©

L’ancien député de Saint-Hyacinthe, Émilien Pelletier, ne partage pas les explications du ministère des Transports du Québec (MTQ) lorsque celui-ci soutient être au stade préparatoireconcernant un projet de construction d’un pont étagé ferroviaire destiné à éliminer le passage à niveau qui enjambe l’autoroute Jean Lesage.

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L’ancien député de Saint-Hyacinthe, Émilien Pelletier, ne partage pas les explications du ministère des Transports du Québec (MTQ) lorsque celui-ci soutient être au stade préparatoireconcernant un projet de construction d’un pont étagé ferroviaire destiné à éliminer le passage à niveau qui enjambe l’autoroute Jean Lesage.

« Lors d’une rencontre en 2011 avec Norman MacMillan, qui était alors ministre délégué aux Transports, celui-ci m’avait annoncé l’impossibilité de financer conjointement la reconstruction du viaduc Laframboise et la construction d’un pont étagé ferroviaire, indique en entrevue au COURRIER, M. Pelletier. M. MacMillan avait alors estimé les coûts de construction à environ 100 M$. Un montant qui n’était alors pas disponible. »

La reconstruction du viaduc Laframboise s’est déroulée de 2014 à 2015. Ce chantier avait été financé intégralement par Québec. Le contrat de 17,1 M$ avait été octroyé aux Entreprises Claude Chagnon de Saint-Hyacinthe.

Selon le MTQ, il est encore difficile de chiffrer le coût final de cette infrastructure puisque des travaux d’entretien relatifs à l’aménagement paysager seront effectués cet été.

Pelletier optimiste

L’ancien député péquiste ne désespère pas que le MTQ inscrive un jour le pont étagé de l’autoroute 20 au Plan québécois des infrastructures.

« L’élimination de ce passage à niveau faisait partie de mes priorités lorsque j’étais député. J’ai bon espoir que ce projet se concrétise d’ici 10 ans. Ce passage à niveau est un danger mortel », estime Émilien Pelletier.

Sur une période de 30 ans, LE COURRIER a comptabilisé trois accidents majeurs : 1987, 2005 et 2013. En novembre 1987, un chauffeur de camion avait perdu la vie en percutant un convoi ferroviaire de trois wagons.

Au MTQ, on assure que la signalisation mise en place permet toutefois d’atténuer largement le risque d’accident.

« Les données d’accidents démontrent qu’il n’y a pas de problématique de sécurité routière en lien direct avec ce passage à niveau et cette section de l’autoroute 20 », indique Josée Séguin, conseillère en communication à la Direction générale de la Montérégie au MTQ. 

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