24 septembre 2015
Lincoln MKX
L’expérience Lincoln
Par: Marc Bouchard
Photo Marc Bouchard

Photo Marc Bouchard

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Lincoln, c’est la marque de luxe de la compagnie Ford. Il y a de cela fort ­longtemps, la bannière s’affichait comme un haut de gamme quasi ­inatteignable pour le commun des ­mortels. Puis, les années ont passé, les voitures Lincoln ont vieilli et leurs clients aussi. Bref, Lincoln périclitait.

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Ford a donc décidé de donner un sérieux coup de barre et de relancer la marque en rehaussant le prestige de chacun de ces véhicules. L’initiative a porté fruit, et a donné lieu à de bons résultats à ce jour : la MKZ, par exemple, est plus qu’agréable, alors que la MKC s’affiche comme un petit utilitaire sport sans reproche véritable.

Mais, car il y a un mais, ce ne sont en fait que des Ford endimanchés. On a beau leur offrir de nouveaux habits, la conduite de ces véhicules et leur comportement ­général, incluant leur habitacle, ne sont pas sans rappeler la marque d’entrée de gamme. Il fallait donc frapper plus fort et offrir un véritable produit de prestige. Ce que l’on vient de faire avec le tout nouvel utilitaire sport, le MKX.

Pas question ici de comparer le MKX au Ford Edge dont il partage pourtant la ­plateforme et les caractéristiques. Le MKX est plutôt un véritable Lincoln dans l’âme, affichant sa personnalité plus prestigieuse que jamais.

L’expérience Lincoln

Il faut savoir que chez Lincoln, la voiture n’est qu’un prétexte. La compagnie veut en effet pousser plus loin la sensation de satisfaction de sa clientèle et a créé, pour ce faire, la Lincoln Académie, une structure qui pousse au maximum le service aux clients pour rendre l’expérience agréable.

Car c’est bien de cela dont il s’agit ­désormais : conduire un véhicule Lincoln ne doit pas être une simple randonnée du point A au point B; elle doit devenir un plaisir partagé par tous les occupants de la voiture.Pour y arriver, on a bien sûr amélioré le confort et la qualité de finition de la ­voiture. Le cuir, les matériaux souples, l’ergonomie quasi sans reproche rendent le cockpit du Lincoln MKX tout simplement exceptionnel comme milieu de vie.Ajoutez à cela un système de son Revel d’une qualité impressionnante, un ­système électronique d’annulation des bruits ambiants et un vaste espace tant pour les passagers que pour le conducteur, et vous aurez une bonne idée de ce en quoi le MKX s’est transformé : un véritable ­boudoir silencieux et feutré.Sous le capot, un moteur V6 3,7 litres ecoboost de 303 chevaux plutôt nerveux, frugal et bien équilibré. Tant en ville qu’en conduite d’autoroute, il affiche des ­reprises vivifiantes, et des accélérations franches.

Pour y arriver, on a bien sûr amélioré le confort et la qualité de finition de la ­voiture. Le cuir, les matériaux souples, l’ergonomie quasi sans reproche rendent le cockpit du Lincoln MKX tout simplement exceptionnel comme milieu de vie.

Ajoutez à cela un système de son Revel d’une qualité impressionnante, un ­système électronique d’annulation des bruits ambiants et un vaste espace tant pour les passagers que pour le conducteur, et vous aurez une bonne idée de ce en quoi le MKX s’est transformé : un véritable ­boudoir silencieux et feutré.

Sous le capot, un moteur V6 3,7 litres ecoboost de 303 chevaux plutôt nerveux, frugal et bien équilibré. Tant en ville qu’en conduite d’autoroute, il affiche des ­reprises vivifiantes, et des accélérations franches.

Sur la route

Tout n’est cependant pas parfait dans ce MKX. La nervosité du moteur, par exemple, se fait un peu trop sentir en marche arrière. Pour nous faire vivre ­l’expérience Lincoln, le constructeur nous avait concocté un programme d’essai agréable : départ de Montréal, randonnée et arrêts dans les Cantons de l’Est, et ­retour au centre-ville. Pour une rare fois dans un voyage officiel, mon copilote était Chérie, qui a elle aussi pu éprouver le confort du Lincoln.

Bon, parce que Chérie n’avait pas tout à fait compris le livre de bord indiquant la route, nous avons dû faire un demi-tour plutôt serré. La sensibilité de l’accélérateur est telle qu’il s’en est fallu de peu, quelques millimètres tout au plus, pour que le MKX ne visite aussi le fossé, malgré la présence de caméras avec vision 360 degrés.

Chérie a aussi beaucoup aimé les sièges, ajustables en 22 positions et disposant d’un mode massage pour le dos et le ­fessier. Je n’ai malheureusement pas ses grandes jambes, et je tente toujours de trouver la position de conduite idéale pour une silhouette comme la mienne.

Précisons cependant que la randonnée nous a aussi permis d’apprécier la qualité sonore exceptionnelle du MKX, et que même la pop parfois agressante de ma ­copilote s’est avérée plutôt agréable.

Aux termes de l’expérience, ni Chérie ni moi n’avions beaucoup à redire. Il est vrai que le Lincoln MKX n’est pas un modèle fournissant grands frissons et extase quand on le conduit. Mais sur les routes ensoleillées des Cantons de l’Est ou même en pleine heure de pointe montréalaise, il offre une expérience plus qu’agréable : il crée une véritable bulle de tranquillité tout en vous menant à bon port.

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