27 mars 2014
L’heure du choix
Par: Pierre Bornais

Le scrutin arrive à grands pas et rien ne semble décidé pour bien des électeurs.

J’ai toujours été de ceux qui estiment important d’exercer son droit de vote, même si, il faut bien le reconnaître, le choix reste limité; sauf pour les irréductibles de part et d’autre. Il ne sert à rien d’annuler son vote – en signe de protestation par exemple – puisqu’il ne sera pas pris en compte. C’est la limite de notre système à un tour qui ne s’adresse aux électeurs qu’à période fixe et sans droit de regard durant tout le temps d’un mandat. Autre pays, autres moeurs; notamment en France alors que se déroulent les municipales et selon un mode à deux tours, sauf si un candidat recueille une majorité simple. Les partis nationaux sont présents, sous une forme ou une autre, dans les villes, les villages et même les communes les moins populeuses. Cela ne ressemble en rien à ce que nous vivons chez nous puisqu’ici, il n’existe aucune structure de cette nature. Cette manière de faire possède sans doute son lot d’inconvénients, mais elle présente un grand avantage, aussi bien au niveau local que national, soumis aux mêmes règles. Elle permet aux électeurs de manifester leur approbation – ou le contraire – face aux hommes politiques en place, sans pour autant changer radicalement les choses. C’est ainsi que le gouvernement socialiste a été sanctionné par une grande partie de la population alors que les candidats du parti ont connu une baisse sévère du vote. La deuxième manche se jouera dimanche prochain et il est possible que les résultats soient différents au final, l’électorat ayant envoyé un message clair, directement ou en s’abstenant. Voilà un genre de situation qui permet de faire connaître son opinion, quitte à s’ajuster au final.

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