2 janvier 2020
Éditorial
L’heure est au bilan
Par: Martin Bourassa

À cheval pratiquement sur le changement d’année, le moment est propice au bilan, question de mesurer le chemin parcouru depuis un an et de pouvoir établir quelques objectifs réalistes, ou pas, pour l’année à venir.

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Outre le bilan personnel propre à chacun, il y a aussi les bilans collectifs à dresser et c’est un peu dans cette veine que nous vous avons concocté cette première édition de 2020 du COURRIER. D’abord, en vous présentant en manchette une grande et rare entrevue que j’ai moi-même réalisée avec le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil.

Une entrevue que je vous sers à la bonne franquette, sans fioriture, sous forme de questions et réponses. Elle ne contient pas de grandes révélations, mais quelques mises au point qui permettent de mieux saisir la pensée, les croyances ou encore les motivations du maire de la ville-centre.

Nous avons passé en revue ensemble les grands dossiers de la dernière année et mis la table pour l’année qui vient. Notre maire est en forme malgré une fin d’année éprouvante. L’état de l’économie maskoutaine lui inspire confiance.

Il n’a pas tout à fait tort au niveau industriel, immobilier et en ce qui concerne nos grands employeurs, mais la situation est plus tendue du côté du commerce de détail où on sent de plus en plus l’essoufflement de nos petits commerçants. C’est justement ce qui motive notre bon maire à cibler le centre-ville où le regard qu’il porte sur les interventions municipales et le désir d’apporter du sang neuf à cet endroit ne convaincra sûrement pas tout le monde, surtout dans le milieu communautaire.

Au final, l’exercice n’a pas été inutile et je pense que nous répèterons l’expérience l’an prochain, si M. Corbeil accepte à nouveau de me recevoir. Une bonne petite jase annuelle entre le maire et l’éditorialiste du COURRIER, c’est une bonne résolution à prendre et à conserver de part et d’autre. Il n’y a que du positif à en tirer.

Côté bilan collectif, nous avons aussi puisé dans nos archives les nouvelles de 2019 qui ont retenu notre attention et la vôtre depuis janvier dernier. Ce retour en arrière permet de réaliser que l’actualité maskoutaine est toujours abondante et imprévisible.

Question d’ajouter une dose de complexité et d’intérêt, nous nous sommes à nouveau lancé le défi de classer les principales manchettes de 2019 par ordre d’importance, sous la forme d’un palmarès des 10 nouvelles qui ont marqué pour une raison ou une autre l’année qui vient à peine de se terminer. Le recul n’est pas énorme, je vous l’accorde.

C’est peut-être pour cette raison, et aussi pour toute l’incertitude qui en découle, que nous avons placé le dossier Exceldor tout en haut du top 10.

Nous avons attendu un dénouement positif des démarches amorcées devant la Commission de protection du territoire agricole du Québec pendant de longs mois pour finalement déchanter solide avant Noël. Gageons que le dossier meublera à nouveau une bonne partie de la prochaine année, tant ses implications sont multiples.

L’incendie de la Place Frontenac nous apparaissait comme un incontournable au sommet et une première place n’aurait pas été exagérée non plus tant cet incendie a marqué bon nombre de Maskoutains. Il a surtout fait ressortir ce que nous avons de meilleur.

La solidarité, l’entraide et la générosité ont pu s’exprimer en plein cœur de l’hiver. C’est rassurant et réconfortant de savoir que notre milieu est tissé encore aussi serré.

Notre top 10 de 2019 traite aussi d’environnement, du centre-ville, de patrimoine, d’économie, de succès et de revers bien entendu. Il est aussi imparfait, car il faut faire des choix et écarter plusieurs nouvelles qui auraient mérité de s’y retrouver. À ce chapitre, vos choix et votre ordre sont aussi bons que les nôtres.

Enfin, j’aimerais profiter de ce premier rendez-vous de l’année pour vous remercier de nous faire confiance chaque semaine pour vous informer. Votre présence et votre support, c’est ce qui nous motive à nous dépasser chaque semaine.

Continuez de nous lire en 2020 que ce soit dans la version papier ou sur support électronique et continuez surtout d’interagir avec nous, de nous contacter, de nous écrire, de solliciter notre présence ou notre intervention. Merci de nous nourrir et de nous mettre sur de bonnes pistes. Ce journal, c’est surtout le vôtre.

Bonne année 2020 et bonne lecture!

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