20 février 2013
L’hôpital Saint-Charles (6)
Par: Le Courrier
L’hôpital Honoré-Mercier au début des années 1980. Carte postale, photo Réal Brodeur, impression Le Courrier. (Collection privée)

L’hôpital Honoré-Mercier au début des années 1980. Carte postale, photo Réal Brodeur, impression Le Courrier. (Collection privée)

Loi 44 et corporation

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Loi 44 et corporation

Au cours de l’année 1962, avait lieu à l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe une réunion du Conseil général des religieuses de l’Hôtel-Dieu et des membres du Bureau médical de l’hôpital Saint-Charles : sujet à l’étude; organisation, selon la loi 44, d’une corporation pour administrer l’hôpital Saint-Charles.

Les religieuses ne veulent pas faire partie d’une corporation nouvelle alors qu’elles sont seules propriétaires de l’hôpital. Elles suggèrent une corporation laïque qui pourrait devenir propriétaire de l’hôpital pour le prix de la dette et autres détails à apporter plus tard. Il faudrait toutefois que les médecins obtiennent du Gouvernement provincial l’autorisation de transiger avec elles. En attendant, les religieuses, pour se conformer à la loi 44, forment leur corporation.

Conseil d’administration de l’hôpital Saint-Charles de Saint-Hyacinthe

La Corporation des Sœurs de la Charité de l’hôpital Saint-Charles de Saint-Hyacinthe formait son Conseil d’administration, selon la Loi 44 des Hôpitaux du Québec, le 22 juillet 1962. Ce Conseil est constitué de sept (7) membres : président : monsieur Antonio Fiset, gérant de la Banque Canadienne Nationale, vice-présidente : sœur Marie-de-la-Trinité, T.S.P., Service social des Sœurs de la Charité de l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe; professeur en Sciences Sociales à l’École des infirmières de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul de Sherbrooke et de l’hôpital Saint-Charles de Saint-Hyacinthe, secrétaire-trésorière : sœur Eva Marich, économe de l’hôpital Saint-Charles, le docteur Gabriel Phaneuf, interniste, délégué du Bureau médical, le docteur Henri Labrie, chirurgien, sœur Laurette Mongeau, Bureau d’admission de l’Hôtel-Dieu et de la directrice générale : sœur Annette Normandin, B.S.H. supérieure de l’hôpital Saint-Charles.

Escaliers et ascenseurs

En janvier 1964, la nécessité d’avoir des ascenseurs modernes, plus grands et plus rapides devient une urgence, mais où les loger? Dans le centre de l’hôpital, il existe des escaliers larges et majestueux que le public et le personnel de l’hôpital empruntent de moins en moins. Il est donc décidé de les enlever et de les remplacer par deux ascenseurs. Les petits escaliers à l’arrière du vieil ascenseur serviront à ceux qui voudront bien s’en servir. Les travaux sont exécutés à l’automne, à la grande satisfaction de tous les usagers de l’hôpital.

Comté de construction

Le Conseil des médecins, ancien Bureau médical, au cours de février 1964, forme le Comité de construction qui a pour but de continuer l’étude du projet de construction d’un nouvel hôpital. L’objectif fixé est un hôpital de 400 lits à part la pouponnière. Le comité, suite à l’étude de la population desservie par l’hôpital, des projections de l’augmentation de la population et du nombre croissant des spécialités devenues nécessaires à l’hôpital, est arrivé à la conclusion que 400 lits sont nécessaires pour bien desservir la population.

Le Comité est composé des médecins suivants : Roméo Germain, G. Deslauriers, Gérard Barnabé, Roméo Archambault, Henri Labrie, Yves Tousignant, Antonio Perrault et Jean Lafond, secrétaire. En avril 1964, le Comité de construction a une entrevue avec le docteur Gélinas, sous-ministre au ministère de la Santé, qui reconnait le bien fondé des demandes. Il est alors convenu de parfaire l’étude du projet d’une nouvelle construction de 400 lits; 125 en médecine, 150 en chirurgie, 45 en obstétrique, 60 en pédiatrie et 20 en psychiatrie.

Vente de l’hôpital

Le 20 avril 1964, les révérendes sœurs Aline Letendre, Annette Normandin et Thérèse Coté sont déléguées par la communauté pour se rendre à Québec et finaliser la vente de l’hôpital Saint-Charles au Gouvernement de la Province de Québec. Sœur Normandin et sœur Côté apposent leur signature au document de vente ainsi que le Dr Couturier, ministre de la Santé du Gouvernement. Par la suite, un conseil d’administration est nommé, lequel, à une assemblée, forme son exécutif.

En 1964, les effectifs de l’hôpital sont : 19 religieuses, 1 contrôleur, 1 pharmacien, 1 diététiste, 84 infirmières licenciées et 93 étudiantes infirmières, 11 infirmiers, 16 gardes-malades auxiliaires, 21 gardes-bébés et 12 étudiantes gardes-bébés, 197 employés hommes et femmes.En 1966, les religieuses, après 64 années de dévouement inlassable, avec grand regret, quittent définitivement l’hôpital. Une glorieuse période prend fin ! L’hôpital, Saint-Charles devient alors, après le départ des sœurs : l’hôpital général de Saint-Hyacinthe.

Hôpital Honoré-Mercier

En 1966, la construction de l’hôpital avait été approuvée par le Gouvernement de la Province de Québec. Un conseil d’administration est nommé pour la réalisation du projet. Les architectes Maurice Desnoyers et André-J. Mercure sont chargés de l’élaboration des plans d’après les suggestions du Comité de construction du Conseil des médecins. En 1968, le contrat de la construction est octroyé à la Firme Sogela Inc. de Montréal, et les travaux commencent en début novembre 1968 pour se terminer à la fin mai 1970.

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