10 janvier 2013
L’idéologie
Par: Pierre Bornais
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Alors que l’année 2013 en est à ses premiers balbutiements, l’actualité reprend ses droits et il semble bien que les prochains mois seront tout aussi animés que l’an dernier.

Les décisions fiscales de Québec viendront ponctionner les contribuables, sans que l’horizon ne s’éclaircisse pour autant concernant l’activité économique. Ce qui veut aussi dire que les revenus ne seront pas au rendez-vous. Et, plus pénible encore, le rouleau compresseur d’Ottawa poursuivra son oeuvre destructrice en taillant à la hache dans les institutions, surtout scientifiques et sociales, dans l’espoir de voir surgir une nouvelle société à l’image de la vision conservatrice. Le plus regrettable du plan d’action de M. Harper, c’est qu’il est basé sur une approche idéologique s’appuyant sur un gouvernement majoritaire. De sorte que les décisions sont prises de façon unilatérale et qu’aucune opposition, aussi légitime soit-elle, peut espérer se faire entendre. L’exemple le plus récent, c’est l’entrée en vigueur des nouvelles directives sur le chômage. Les séquelles néfastes des nouvelles dispositions sont bien réelles et s’attaqueront aux plus faibles dans des régions déjà démunies. Mais comme Haïti, personne ne trouve grâce aux yeux de Harper et compagnie. « Ils n’ont qu’à se prendre en main! » Ce qui laisse bien peu de place à la discussion, le dialogue étant à sens unique et l’ouverture totalement absente. Mais il est possible que cette intransigeance soit confrontée à un dossier qui sera le Waterloo du gouvernement fédéral. Il s’agit du « printemps amérindien » en préparation depuis quelques semaines à deux pas du Parlement et qui possède des ramifications aux quatre coins du Canada. Bien sûr, le problème est complexe et il ne peut être réglé en une seule décision. Mais il semble que le temps des parlotes et des beaux discours est dépassé. Sinon l’idéologie pure et dure finira dans un mur!

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