25 septembre 2014
L’incertitude
Par: Pierre Bornais

Quel sentiment pénible et stérilisant, n’offrant comme perspectives que l’anxiété et le désarroi!

C’est pourtant ce que vit le Québec depuis que monsieur Couillard a affirmé vouloir couper partout (?) afin de réduire les dépenses publiques.

La situation financière du Québec est précaire, pour ne pas dire désastreuse, tout le monde en convient et il fautredresser la situation.

Là où cela devient traumatisant, c’est quand on évoque l’ampleur des coupures et surtout les cibles possibles; rien ne serait à l’abri de cette rigueur possiblement aveugle.

Et les ballons de s’envoler, avec leurs cortèges d’exagération : des enfants seraient privés de nourriture, des malades de soins et toutes sortes d’horreurs de la même espèce.

Probablement que tout cela n’est qu’un écran de fumée ou le fruit de l’imagination exacerbée de ceux et celles qui veulent protéger des intérêts particuliers. Mais l’effet réel de tout cela, c’est une grande incertitude. D’où l’obligation morale du premier ministre de mettre un terme le plus rapidement possible à ce psychodrame.

Si aucun programme n’échappera à l’effort demandé, il doit préciser du même souffle les balises essentielles à respecter pour « éviter d’aller trop loin ».

Et avoir le courage de s’assurer – avant de couper n’importe où et n’importe comment – de mettre un terme aux « folles dépenses » liées aux projets politiques.

Comme ceux réalisés par Investissement Québec et qui se traduisent par des pertes énormes; plus d’un milliard de dollars pour quelques projets.

Ou les subventions aux entreprises de plus en plus remises en question.

Peut-être y trouvera-t-il une bonne partie des économies à réaliser; sans créer la panique et remettre en question les choix effectués au fil des ans et jugés essentiels par la population.

Alors, il sera en mesure de demander que tous contribuent à son projet.

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