3 mars 2016
École de théâtre de Saint-Hyacinthe
L’insolite mais heureux mélange de Kaléidoscope
Par: Le Courrier
L’insolite mais heureux mélange de Kaléidoscope

L’insolite mais heureux mélange de Kaléidoscope

Les finissants de l’École de théâtre de Saint-Hyacinthe présente Kaléidoscope, troisième production de la saison, du 10 au 16 mars.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les finissants de l’École de théâtre de Saint-Hyacinthe présente Kaléidoscope, troisième production de la saison, du 10 au 16 mars. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Jacques Rossi assume la mise en scène de Kaléidoscope.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Jacques Rossi assume la mise en scène de Kaléidoscope. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Tenessee Williams, Wajdi Mouawad,

Publicité
Activer le son

L’heure a sonné pour la cohorte 2015-2016. Depuis quelques mois, les étudiants répètent les scènes qui seront présentées aux auditions du Théâtre du Quat’Sous ce printemps. La pièce qui sera présentée est un amalgame de ces scènes d’auditions. Au cours de celles-ci, chaque étudiant doit présenter une scène en français normatif ainsi qu’une scène en québécois. De plus, les deux scènes doivent être contrastées que ce soit par l’époque ou par le genre (comédie, drame).

Pour une deuxième année consécutive, Jacques Rossi relève le défi que représente la mise en scène de Kaléidoscope. « Il est certain que de mettre en scène 14 pièces est un défi de taille, tant pour moi que pour les étudiants à la conception. Il est pratiquement impossible de trouver une uniformité avec autant de contextes et d’histoires. Nous montons la pièce dans l’optique d’aider les spectateurs à ne pas trop se perdre, nous les accompagnons à travers ces méandres dramatiques », ­explique le professeur et metteur en scène.

Depuis 30 ans, M. Rossi transmet sa ­passion en enseignant aux étudiants en Interprétation théâtrale du Cégep de Saint-Hyacinthe. Le professeur a une ­position privilégiée lorsqu’il s’agit de ­diriger ses étudiants. « Il est évident que la complicité n’est pas la même que lorsque nous recevons des metteurs en scène ­invités. Ma situation me permet de bien conseiller les étudiants dans le choix de leurs scènes d’auditions. Je peux leur mentionner lorsque je trouve que la scène ne colle pas à leur style de jeu. Par contre, au bout du compte, c’est eux qui choisissent les scènes. C’est important que celles-ci leur parlent naturellement », souligne-t-il.

Le titre Kaléidoscope fait référence au tube de miroirs réfléchissant à l’infini la lumière extérieure à travers des fragments de verres colorés. C’est ce que propose la pièce, un infini d’émotions, de lieux et d’univers.

Aucun fil conducteur ne relie les scènes entre elles. Seuls le décor et l’espace ­scénique les unissent. C’est par la ­musique et les effets sonores qu’ils ­souhaitent lier minimalement les scènes entre elles. L’objectif est de transporter les spectateurs dans un univers englobant via une enveloppe sonore bien précise. L’esthétique de l’usine désaffectée est le thème qui a été choisi pour les ­décors. L’utilisation de sons rappelant le monde industriel sera présente tout au long de la pièce.

Le défi principal pour l’équipe du son, de l’éclairage, des costumes et des décors était le large éventail d’époques et de lieux à représenter puisque Kaléidoscope est une pièce rythmée et dynamique.

Les spectateurs devront être attentifs et n’auront pas le temps de souffler. Kaléidoscope sera présentée du 10 au 16 mars. Réservez vos billets au 450 773-6800 poste 2408.

image