14 juin 2012
Pavillon de la Piscine Laurier
L’original… ou une réplique
Par: Le Courrier

Si la Ville de Saint-Hyacinthe veut faire du pavillon de la Piscine Laurier un bâtiment utilisable durant toute l’année, elle pourrait choisir de le remplacer par une réplique afin de diminuer les coûts de construction.

Telle est l’une des possibilités que la Ville est en train d’examiner, a indiqué David Bousquet, conseiller du district Sacré-Coeur et représentant de Saint-Hyacinthe à la Commission du patrimoine à la MRC Les Maskoutains. « Mais dans tous les scénarios, le paysage du secteur est préservé », assure-t-il.Il a expliqué que pour la Commission du patrimoine, la solution idéale serait de restaurer le bâtiment original afin qu’il conserve toute sa valeur patrimoniale. C’est là, soutient-il, la première recommandation que la Commission a transmise au comité consultatif de la Ville de Saint-Hyacinthe. Voilà qui va dans le sens de la volonté récemment exprimée par le conseil municipal – avant qu’il ne change d’avis – de citer le pavillon Laurier à titre de monument historique.Mais comme il ne serait pas isolé, le bâtiment original, remis en état au coût d’environ 1,5 million $, $ demeurerait en quelque sorte un chalet d’été. « il continuerait de servir d’entrepôt. Il n’a pas d’autre utilité tant qu’il reste un bâtiment trois saisons », signale M. Bousquet.Voilà pourquoi la Ville a d’abord envisagé d’isoler le pavillon pour qu’il puisse servir à l’année longue et abriter La Maison des Jeunes. « Ou autre chose », a ajouté le conseiller. Mais selon les informations que les professionnels au dossier ont communiquées à la Ville, la transformation du bâtiment original en un édifice servant toute l’année pourrait coûter jusqu’à 3 millions $ à la Ville, tandis que sa démolition et son remplacement par une copie bien isolée seraient réalisables pour 1,5 million $, a révélé M. Bousquet. « Le nouveau bâtiment aurait la même apparence, avec un revêtement en clin de cèdre. Mais plutôt que de refaire une copie identique, on pourrait permettre certaines adaptations, comme des fenêtres plus grandes. »Le pavillon de la Piscine Laurier figure dans une étude des propriétés municipales d’intérêt patrimonial qui a été réalisée en 1994 par la direction régionale du ministère de la Culture et des Communications du Québec. Il y est entre autres mentionné que le bâtiment était alors en bon état et qu’il présentait un haut degré d’authenticité.

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