19 janvier 2017
L’Osstidtour
L’Osstidtour arrive en ville
Par: Olivier Dénommée
Koriass a été récompensé de deux Félix en 2016, pour l’album hip-hop de l’année et la pochette d’album de l’année, et du Lucien de l’artiste de l’année. Le père de deux jeunes filles s’est aussi fait remarquer pour ses discours féministes et pour l’écriture de la chanson « Plus haut », expressément pour le projet Une chanson à l’école, dans le cadre des Journées de la culture. Photo Drowster

Koriass a été récompensé de deux Félix en 2016, pour l’album hip-hop de l’année et la pochette d’album de l’année, et du Lucien de l’artiste de l’année. Le père de deux jeunes filles s’est aussi fait remarquer pour ses discours féministes et pour l’écriture de la chanson « Plus haut », expressément pour le projet Une chanson à l’école, dans le cadre des Journées de la culture. Photo Drowster

Longtemps marginalisé, le rap québécois ne cesse pourtant de gagner en popularité avec l’avènement de l’Internet, et encore plus avec l’émergence d’artistes comme Dead Obies ou Koriass qui retiennent de plus en plus l’attention du grand public. Le « rap queb » profite pleinement de cette opportunité avec L’Osstidtour, un spectacle regroupant trois des plus gros noms de 2016 : Koriass, Alaclair Ensemble et Brown. Le « tour » d’une douzaine de dates s’arrêtera même au Centre des arts pour répondre à la demande du public maskoutain.

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L’Osstidcho avait marqué les esprits en 1968, et on a l’impression que L’Osstidtour cherche à recréer un tel engouement en 2017 avec trois des artistes et groupes qui ont offert des albums marquants l’année dernière. Le rappeur Emmanuel Dubois, plus connu sous son nom de scène Koriass, vit très bien avec ce succès. « Nous faisons partie des acteurs principaux du rap québécois actuellement », estime celui qui a lancé le fameux Love suprême il y a tout près d’un an. La fraternité semble forte entre les différents artistes, qui se côtoient depuis longtemps. « On est des amis qui se connaissent depuis des années et on a maturé ensemble sur scène, alors il n’y a aucune compétition, juste une belle solidarité », confirme-t-il.

« Tout fonctionne très bien : on a droit à un bel engouement et plusieurs de nos spectacles sont à guichets fermés », mentionne le rappeur, considérant que l’ambiance est « assez survoltée » la plupart des soirs, peu importe l’endroit. Majoritairement montréalais, les artistes utilisent allègrement le franglais, une réalité encore concentrée sur la métropole, mais qui arrive à rejoindre le public de partout, selon Koriass. « Avec l’Internet, il n’y a plus de limite qui empêche un artiste de se faire connaître », commente-t-il. D’ailleurs, le rappeur de Montréal-Nord se souvient d’avoir eu droit à « un show de malade » à chaque passage à Saint-Hyacinthe, rappelant que certains gros noms de la scène rap québécoise, comme Rymz, ont commencé ici. 

Perfectionniste

Koriass ne fait pas les choses à moitié, et avait mis le paquet pour son quatrième album studio. « Étant assez perfectionniste, j’ai toujours bon espoir que ce que je vais faire va être bon, mais j’avoue que je me mettais beaucoup de pression et que je me suis remis en question à quelques reprises pendant l’enregistrement », confie-t-il avec le recul. Même si Love suprême a été acclamé par la critique et par plusieurs audiophiles, l’artiste n’a aucun doute sur sa capacité à pousser son art encore plus loin. « Je n’ai pas encore l’impression d’avoir livré mon meilleur album à vie. »

Koriass met l’accent sur le fait que L’Osstidtour est un événement particulier, qui ne sera pas près de se répéter. 

« Si vous aimez le rap queb, ne manquez pas ça parce que c’est un des plus gros shows de l’année qu’on vous offre! » C’est le mercredi 25 janvier à 20 h sur la scène de l’Espace Rona du Centre des arts. 

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