7 juin 2012
Louis Graveline
Par: Le Courrier

Louis Graveline avait troqué son judogi contre sa plus belle tenue d’arbitre pour le Gala des personnalités. L’homme derrière la ceinture rouge et blanche est un vrai guerrier. Au judo comme dans la vie, il a appris à se relever après être tombé.

Cette discipline fait partie de sa vie depuis près de 50 ans. Il la pratique depuis 1963, l’enseigne depuis 1966 et officie des combats depuis 1972 aux quatre coins du monde.

Au Club de judo de Saint-Hyacinthe, qu’il a fondé et qu’il tient à bout de bras depuis 40 ans, il a entraîné des milliers de jeunes Maskoutains, en menant 54 – bientôt 55 – à obtenir une convoitée ceinture noire. C’est aussi lui qui a donné la piqûre du judo à Luce Baillargeon, première femme canadienne à avoir atteint une finale olympique en judo aux Jeux de Sydney. « Certains ont un chalet sur le bord d’un lac, d’autres un condo en Floride comme résidence secondaire. Louis, c’est au Club de judo, au sous-sol du Centre culturel, qu’il est le plus heureux des hommes », a décrit sa complice depuis plus de 30 ans, Sylvie Guertin. Pour Louis Graveline, le judo, c’est une leçon de vie. Ses valeurs de respect, d’entraide et de persévérance, il les transmet tous les jours, soucieux de former des jeunes en santé, dans leur tête comme sur leurs deux pieds. « Le judo m’a sorti de la rue », se souvient-il. « À 18 ans, j’étais allé au cinéma pour la première fois avec un gars que je connaissais. Je l’ai recroisé quelques années plus tard. Il m’a dit qu’il m’avait vu faire une démonstration de judo à la télé pendant qu’il était à la prison de Cowansville. »Plusieurs fois, Louis Graveline est tombé. Chaque fois il s’est relevé, debout, bien droit, prêt à reprendre le combat.

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