9 octobre 2014
FicheHéros du jeudi
Louis-Philippe Simoneau
Par: Maxime Prévost Durand
Photo François Larivière | Le Courrier ©

Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le botteur Louis-Philippe Simoneau a entamé sa carrière universitaire avec les Carabins de l’Université de Montréal cet automne. Il a d’ailleurs laissé une forte impression à sa première partie en réussissant les cinq bottés de placement qu’il a tentés, un exploit jamais réalisé auparavant chez les Carabins. Cette performance lui a valu le titre de joueur de la semaine sur les unités spéciales au Québec, un honneur qu’il recevait de nouveau une semaine plus tard. Ce mois-ci, notre héros, c’est Simoneau!

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Un pourcentage de réussite parfait à son premier match universitaire, ce n’est pas trop mal pour commencer!

Au début du match, j’étais un peu stressé, j’avais des papillons. Mais je sais que je suis capable de faire le travail et ça a bien été. Il ventait quand même beaucoup, mais tout le monde a bien fait son travail. Moi, j’ai juste mis le ballon entre les deux poteaux. J’ai réussi un botté de 42 verges et un autre de 40 verges. Ça a été une bonne journée au travail!

Comment s’est passée ton intégration à l’équipe?

C’est vraiment le fun. Les gars sont vraiment ouverts. Ce n’est pas parce que tu es un joueur de première année qu’ils vont te mettre à part. Ils voient que tu as du talent et tout le monde compétitionne. Tous les joueurs s’entraident et tout le monde veut gagner. Notre but est d’aller à la Coupe Vanier. En plus, elle sera à Montréal. On est vraiment bien soudés.

T’attendais-tu à sauter sur le terrain dès le premier match ou était-il prévu que tu fasses ton entrée plus tard en saison?

Mon camp d’entraînement ne s’est pas très bien déroulé. J’étais stressé, tout était nouveau pour moi. Je me suis ressaisi et j’ai discuté avec mes entraîneurs de ce que je devais améliorer. Avant ma première partie (le 27 septembre), ça faisait peut-être deux semaines que je me sentais confiant. Ça a été dur, j’aurais aimé pouvoir jouer le premier match à Laval, de jouer à Québec où j’ai étudié pendant trois ans au cégep, mais j’ai travaillé fort et là j’ai mes souliers dans les pieds et personne ne pourra me les enlever!

Jamais les Carabins n’ont réussi à remporter la Coupe Dunsmore, remise à l’équipe championne du RSEQ. Qu’est-ce qui pourrait changer la donne cette saison?

Il faut continuer d’améliorer les trois facettes de jeu. L’offensive commence à produire de plus en plus de points, la défensive est toujours l’une des meilleures au pays et sur les unités spéciales, je crois que Félix Ménard-Brière et moi formons un beau duo. L’an dernier, ils ont perdu par trois points, donc je crois qu’on a tout pour gagner. Il faudra arriver là zen et saisir notre chance.

Tu n’as que 20 ans et pourtant, tu as déjà vécu une panoplie de grands rendez-vous. De toutes ces expériences, laquelle représente ta plus grande réussite?

D’avoir fini mon cégep. J’ai de la misère à l’école et j’y mets tous mes efforts. Je mettais les bouchées doubles. Côté sportif, c’est d’avoir fait partie d’Équipe Canada. Ç’a été incroyable. On avait battu les Américains en finale. Et c’est certain que d’avoir été élu botteur du tournoi, c’était spécial.

Qu’est-ce qui t’a amené vers le football à la base?

Mon cousin jouait au football à Lévis-Lauzon. Petit, je regardais mon cousin plus vieux et je le prenais en exemple. Je voulais être comme lui. Je savais qu’il y avait un programme de football à [l’École secondaire] Saint-Joseph et j’ai commencé ici.

As-tu toujours été botteur?

[Avec les Patriotes de l’ESSJ], j’ai joué sur la ligne offensive et botteur durant mes cinq années. Quand je jouais au soccer, j’avais toujours un botté plus fort que les autres. L’entraîneur René Bourgeois m’avait suggéré d’essayer comme botteur. Ça a bien été et quand je suis arrivé au cégep, je me suis vraiment concentré sur le rôle de botteur.

On compte de plus en plus de joueurs de football dans la région maskoutaine avec deux équipes scolaires et une équipe collégiale. Quel conseil mérite de leur être partagé?

La persévérance. Quand je suis arrivé à Québec (avec les Élans du Cégep Garneau), c’était tous des joueurs qui avaient été dans les niveaux juvéniles AAA ou presque. Si t’as vraiment le coeur pour y arriver et que tu veux vraiment faire ça, tu vas foncer. Il ne faut pas que tu t’arrêtes à quelqu’un qui te dit que tu n’es pas assez rapide ou pas assez « ça ». Il faut foncer.

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