16 juin 2011
Organismes de soutien aux personnes réfugiées ou immigrantes
Manifestation contre le sous-financement
Par: Nicolas Dubois
Une douzaine de personnes se sont réunies, lundi, devant la Maison de la Famille des Maskoutains pour dénoncer le gel du financement dans le soutien à l'intégration des immigrants et des réfugiés politiques.

Une douzaine de personnes se sont réunies, lundi, devant la Maison de la Famille des Maskoutains pour dénoncer le gel du financement dans le soutien à l'intégration des immigrants et des réfugiés politiques.

Par solidarité avec d’autres organismes de soutien aux personnes réfugiées ou immigrantes qui ont manifesté devant les bureaux du ministère de l’Immigration, lundi, à Montréal, les employés de la Maison de la Famille des Maskoutains, ainsi que des nouveaux arrivants, ont crié leur mécontentement à l’endroit du gouvernement, qu’ils accusent de sous-financer le processus d’intégration des immigrants.

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Précisément, les organismes déplorent que le ministère de l’Immigration du Québec a gelé, pour une deuxième année consécutive, les budgets du programme d’accompagnement des nouveaux arrivants (PANA).

Selon la coordonnatrice des services aux immigrants de la Maison de la Famille, Jubilee Larraguibel, la situation ne peut plus continuer ainsi : « Les besoins sont de plus en plus grands, mais les budgets restent les mêmes », déplore-t-elle. Le rôle de Mme Larraguibel et de son équipe est de veiller à la bonne intégration des familles immigrantes à Saint-Hyacinthe pendant les cinq premières années de leur arrivée. « Nous nous occupons de les diriger vers les bonnes ressources, de leur trouver un logement, de trouver des écoles aux enfants. La plupart des immigrants, qui sont souvent des réfugiés politiques, ne parlent pas français », explique Mme Larraguibel.La Maison de la Famille des Maskoutains touche une subvention annuelle de près de 140 000 dollars. C’est insuffisant, selon Mme Larraguibel, qui précise que l’organisme doit prendre en charge 70 nouvelles familles par année, en plus de celles déjà inscrites, ce qui porte le nombre à 400 familles par an.« Le financement n’est pas réaliste. Les employés doivent faire plusieurs heures de bénévolat et nous avons de la difficulté à répondre à toutes les demandes. »

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