14 novembre 2019
Manifestation devant le siège social d’Olymel
Par: Le Courrier

Des employés en grève de l’usine Olymel de Princeville se sont fait voir et entendre devant le siège social de l’entreprise mercredi matin à Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les quelque 350 employés en grève de l’usine Olymel de Princeville ont fait le voyage jusqu’à Saint-Hyacinthe mercredi afin de manifester leur colère devant le siège social de l’entreprise.

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« Nous portons un message clair aux hauts dirigeants d’Olymel : depuis 2005, nous vivons avec moins d’argent dans nos poches et c’est l’entreprise que vous dirigez qui encaisse des millions grâce à nous. Cette baisse de 5,40 $ a plombé nos finances familiales et personnelles depuis près de 15 ans et sans cette correction salariale que nous revendiquons, rien ne se règlera, a souligné Steve Houle, président du Syndicat des employés d’Olymel Princeville-CSN. De plus, les problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre que nous vivons à Princeville peuvent se régler rapidement si l’employeur met l’effort qu’il faut, une logique qu’il a acceptée et appliquée ailleurs dans son réseau d’usines. Nous attendons donc une offre à la hauteur de ce que nous n’avons pas gagné durant toutes ces année. »

Des propos qui ont trouvé un écho favorable parmi les manifestants rassemblés sur la rue Pratte. « Olymel roule sa bosse en Montérégie depuis longtemps. Nous avons vu passer des négociations difficiles, des fermetures sauvages, des conflits interminables et plusieurs décisions d’affaires froides qui ont eu des conséquences désastreuses sur les travailleuses, sur les travailleurs et leurs familles. Pour nous, il serait temps qu’on puisse entrevoir la haute direction d’Olymel autrement qu’au travers des luttes qui ternissent leur image et qui montrent un visage de mauvais citoyen corporatif », a ajouté Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM-CSN).

La grève des employés de l’usine Olymel de Princeville a débuté le 28 octobre. Un conciliateur du ministère du Travail tente de rapprocher les deux parties. La question des conditions salariales est au cœur du conflit.

La direction de l’entreprise n’avait pas encore commenté ce coup d’éclat de ses employés au moment de mettre sous presse.

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