3 juillet 2014
L'école de théâtre a 45 ans!
Mario Borges : un homme d’ici, une passion d’ici
Par: Le Courrier
Mario Borges

Mario Borges

Pour le metteur en scène Mario Borges, l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe est empreinte de souvenirs qui sont à l’origine de sa passion pour cette discipline artistique. Dans le domaine depuis maintenant 24 ans, Borges entretient encore le feu sacré pour cette discipline et transmet depuis 1996 sa passion aux étudiants de Saint-Hyacinthe en réalisant des mises en scène à l’occasion.

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« Saint-Hyacinthe occupe une place de choix dans mon coeur, avoue le metteur en scène. Je suis originaire d’ici, l’école m’est particulière, sa dynamique… J’y suis attaché. C’est ici que j’ai vu mes premières pièces de façon assidue alors j’ai toujours gravité autour. J’y ai enseigné, j’ai aussi oeuvré en tant qu’adjoint à la régie générale du département et maintenant j’en suis à ma sixième mise en scène pour les finissants. »

Mario Borges a tracé sa voie au théâtre dès sa sortie de l’école. Il se considère d’ailleurs chanceux d’avoir 24 ans de métier. On a pu le voir au cinéma et à la télévision, mais c’est principalement au théâtre qu’il s’est le plus accompli. En fondant le théâtre Le Bolero en 1990, Borges a pu monter ses propres projets.« Ça n’a pas toujours été facile parce que quand on sort de l’école, il faut composer avec ce qu’on a. Je pense que j’avais vraiment la passion de ça et je pense que je l’ai encore après tout ce temps. En tant que metteur en scène invité, je retrouve exactement la même fougue que j’avais à ce moment, je me revois en eux », a-t-il constaté.Même s’il assure la direction générale et artistique du théâtre Bulff de Laval, le Maskoutain d’origine croit qu’un théâtre de création devrait être mis en place à Saint-Hyacinthe.« Il y a de la place pour ça à Saint-Hyacinthe. Le Bolero, à l’époque, ce n’était pas évident parce qu’il y avait beaucoup d’embuches, ça ne se faisait pas de façon naturelle, concède-t-il. Maintenant les choses ont évolué, la mentalité, les politiques culturelles se sont développées, il y a eu l’avènement d’une salle de spectacles. Beaucoup de choses font en sorte que, tout à coup, si quelqu’un décidait de réaliser un projet en ce sens aujourd’hui, ce serait plus facile. »

Le théâtre à grande échelle

Après toutes ces années, Mario Borges continue de s’imprégner de tout ce qui se fait de nouveau. Selon lui, pour se renouveler à la mise en scène, « il faut être à l’écoute de ce qui se passe aujourd’hui, ici et maintenant en restant branché sur l’émergence. »

« Le théâtre québécois n’a jamais été autant en effervescence que maintenant. La dramaturgie québécoise a beaucoup changé au cours des dernières années et depuis 15 ans, il est sorti des écoles environ 35 à 40 nouveaux auteurs extrêmement bien placés sur la scène mondiale. Malheureusement, c’est sur le plan politique que ce n’est pas encore assez soutenu et valorisé, mais si l’on persévère et qu’on est patient et humble, on va tous réussir. C’est la clef », a terminé le metteur en scène.

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