10 janvier 2019
Cyclocross
Matis Boyer joue dans les grandes ligues
Par: Maxime Prévost Durand

Matis Boyer a participé à ses premières courses UCI cet automne, se frottant aux meilleurs athlètes de cyclocross du Canada et des États-Unis dans sa catégorie, chez les juniors. Photo gracieuseté Mathieu Charruau

Certains cyclistes voient le cyclocross comme une façon de prolonger leur saison de vélo. Matis Boyer, lui, concentre toutes ses énergies sur cette discipline, ne faisant que quelques courses sur route en parallèle. Le sérieux qu’il y met lui a permis cet automne d’entrer dans les grandes ligues en participant à ses premières courses UCI.

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Non seulement a-t-il participé, mais il a réussi à tirer son épingle du jeu, même s’il en était seulement à sa première saison chez les juniors. Le Maskoutain, qui vient de célébrer son 17e anniversaire, a terminé dans le top 15 aux deux courses UCI qu’il a disputées à Sherbrooke. À l’une d’elles, il s’est même faufilée en 12e place.

« C’est une autre classe. Dans les puits, il y avait des équipes qui étaient là avec leurs mécanos. Même l’équipe Cannondale cyclocross world était là », se souvient Matis.

Fort de cette expérience, il a également pris part à deux compétitions en Ontario, à Midland, où se tenait notamment le championnat panaméricain de cyclocross, au début novembre. Les résultats ont été moins éloquents, avec une 28e et une 29e place, mais cela lui a permis de se frotter aux meilleurs de son sport provenant du Canada et des États-Unis.

La semaine suivante, il s’est repris de belle façon avec une notable 14e place au championnat canadien junior, à Peterborough, parmi plus d’une trentaine de compétiteurs. Il aurait même pu avoir un meilleur sort, alors qu’il a été 12e pendant une bonne partie de la course, mais un problème avec sa chaîne dans le dernier demi-tour l’a fait reculer de deux places.

Ambitieux de nature, Matis aurait aimé en faire encore plus. « Finir 14e au championnat canadien, c’est bon, mais je sais que je peux faire mieux. J’ai un côté technique que je dois améliorer encore. Quand c’est dans la grosse boue, c’est là où je suis bon, mais quand le parcours est juste sur une fine couche de boue, comme c’était le cas, j’ai plus de difficulté et je dérape. »

Des hauts et des bas

Tout au long de sa saison, Matis Boyer a dû jongler avec les hauts et les bas que peut comporter le monde du sport. Entre les nombreuses déceptions et les victoires, il n’a jamais cessé de travailler pour atteindre ses objectifs.

« J’ai réussi à aller chercher deux victoires en Coupe Québec à la fin de la saison. C’était une sorte de consolation parce que, dans les premières compétitions, c’était flat après flat, après chute, après chaîne qui débarque. J’ai eu tout ce qu’on peut avoir dans une saison. Ça fait partie du cyclocross, mais ça a fait mal à ma saison et ça a affecté un peu mon moral », relate-t-il.

Même s’il faisait ses premiers pas chez les juniors, Matis a démontré qu’il faisait partie de l’élite de la discipline au niveau provincial en raflant la 2e place du championnat québécois, présenté à Drummondville.

« Je luttais pour la 1re place et je l’ai échappée parce que je suis tombé à la toute fin. C’est mon erreur », dit-il avec une certaine amertume. C’est que, pour lui, le maillot de champion du Québec représente beaucoup à ses yeux. « Plus que n’importe quel autre maillot, soutient-il. C’est un maillot auquel je rêvais depuis quatre ans, donc de l’échapper par si peu, c’est crève-cœur. En même temps, j’aurai le temps de me reprendre. »

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