26 mars 2015
Maudit hiver!
Par: Pierre Bornais

Tout le monde ou presque en a ras le bol de l’hiver, surtout avec des températures ­polaires ne laissant aucun répit.

Et les consommateurs qui récemment ont reçu leur facture de consommation électrique ont été à même de constater que leur portefeuille est fortement touché.

Dès le 1er avril, une autre hausse des tarifs sera appliquée. Le seul à se réjouir de la ­situation est sans doute Québec qui verra ses revenus augmenter.

Et voilà que le comité chargé de proposer de nouvelles approches fiscales soumet pas moins de 71 recommandations au gouvernement. Dans cette liste, il y en a deux qui devraient toucher à peu près tout le monde. L’augmentation des tarifs d’électricité et la hausse de la taxe ­provinciale (PVQ).

Payer moins d’impôt et plus pour la consommation. Voilà deux axes retenus par certains pour permettre de redresser la fiscalité et relancer l’économie.

Certes, les contribuables estiment qu’ils paient trop et qu’une imposition moins forte sera favorable à l’économie. En contrepartie, et dans le contexte actuel, qui en sortira gagnant alors même que les « sages » prévoient plus de 2,5 milliards de dollars additionnels dans les coffres de l’État? Dont une bonne moitié viendra des hausses supplémentaires à celles prévues des tarifs électriques.

Chez nous, l’électricité est-elle un bien de consommation comme les autres ou, au contraire, un bien de première nécessité, compte tenu du climat? Peut-on se ­permettre de moins chauffer par des journées hivernales quand on habite un logement mal isolé et ouvert aux quatre vents?

Depuis longtemps, certains experts militent pour que l’énergie soit facturée au coût réel, comparativement aux provinces et pays limitrophes.

Combien d’entre eux vivent sans ­chauffage ou presque?

Et qui finalement en souffrira?

Il y a d’autres choix à faire!

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