26 juillet 2012
Méli-mélo estival
Par: Martin Bourassa

Dans ce qui devrait être mon dernier éditorial avant le déclenchement des élections, voici en rafale quelques sujets locaux qui ont attiré mon attention ces dernières semaines et ce qu’ils m’inspirent de bon ou de mauvais.

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Dans ce qui devrait être mon dernier éditorial avant le déclenchement des élections, voici en rafale quelques sujets locaux qui ont attiré mon attention ces dernières semaines et ce qu’ils m’inspirent de bon ou de mauvais.

Début juillet, on apprenait par l’entremise du journaliste Benoit Lapierre que la centrale hydroélectrique n’avait payé aucun loyer à la Ville de Saint-Hyacinthe depuis trois ans. Encore plus surprenant, la Ville ne semble guère s’en soucier!Essayez pourtant de ne pas payer vos taxes municipales pendant trois ans. Je doute fort que la Ville fasse preuve d’autant de clémence envers vous.À la lecture des modalités du bail signé entre la Ville et Algonquin Power, on s’étonne aussi des faibles redevances pour la Ville. On ne peut certes pas parler d’un loyer excessif quand celui-ci est en moyenne de 15 000 $ par année depuis 20 ans.Pour une structure qui génère des profits bruts annuels estimés à 700 000 $ pour son propriétaire, ce loyer représente une sacrée aubaine. Plutôt une sacrée farce puisque nous n’avons touché que 200 000 $ de loyers sur des revenus bruts de 12 M$.Et on n’a pas prévu d’indexation de loyer pour ce bail qui devrait se prolonger jusqu’en 2034. Pas fort. Et Algonquin prétend sans rire qu’il y a eu erreur de calcul et qu’elle aurait été trop généreuse avec la Ville, d’où l’arrêt de paiement.Ça prend un sacré culot, non? La Ville devrait profiter de l’occasion pour demander à Québec de lui transférer les droits sur le barrage. Mais cette option n’est pas envisageable puisque la direction générale de la Ville estime que la production d’électricité n’est pas dans son champ de compétences.Question du rédacteur en chef : est-ce que la biométhanisation est davantage dans son champ de compétences? À la lumière des difficultés rencontrées dans ce dossier jusqu’à présent, permettez-moi d’en douter. Inutile de me répondre.Par ailleurs, le dossier de la future gare intermodale de Saint-Hyacinthe a aussi fait les manchettes dernièrement. Et pour cause puisque deux projets pourraient se faire concurrence. Celui de la Ville quelque part au centre-ville et celui du Groupe Robin à Douville, oui encore lui. Pour le bien commun, il y a fort à parier que le projet de Robin ne fera pas vieux os, en raison des besoins de dézonage qu’il commande.La logique envoie plutôt cette gare intermodale regroupant un terminus d’autobus (local et régional) et une gare ferroviaire à proximité du centre-ville. Voilà enfin l’occasion de revitaliser tout le secteur autour de la gare actuelle de Via et de l’ancienne usine Goodyear, secteur que la Ville a mis en veilleuse à cette fin en 2009. Avec un peu d’imagination, il y a sans doute moyen de mettre la table pour un projet global qui pourrait ouvrir la porte au train de banlieue. On doit penser le projet dans cette perspective, même si rien ne permet de croire au prolongement à court ou moyen terme de la ligne Montréal-Saint-Hilaire.L’idée, c’est simplement de positionner Saint-Hyacinthe. Ce serait un bon début.Parlant de début, les Jeux olympiques de Londres s’amorcent le 27 juillet. J’aurai particulièrement à l’oeil les athlètes qui ont un lien sentimental avec Saint-Hyacinthe, soit Pierre-Luc Hinse en ping-pong. Valérie Welsh en nage synchronisée et Annie Moniqui en haltérophilie. J’ai d’ailleurs rencontré cette dernière lors d’un cocktail donné par son employeur, la Clinique de physiothérapie Robert Daigneault.Malheureusement, je n’ai vu aucun élu sur place. Dommage pour eux, car ils ont raté la chance de découvrir une athlète d’élite charmante et en grande forme. Et un paquet d’autres athlètes de la relève, dont les talentueuses cousines Darsigny.Nos élus sont-ils allergiques aux sardines?

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