10 août 2017
Carte blanche
Migration 
Par: Christian Vanasse
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Chaque jour, des millions d’autres pensent le faire aussi. Parfois dans l’espoir de trouver mieux, parfois pour éviter le pire. Or, en regardant les nouvelles, on se demande si le pire n’est pas le mieux qu’on puisse espérer. Et d’après ce que prévoit la météo pour les prochaines années… mettons que le phénomène de migration des populations n’ira pas en diminuant.
Ces jours-ci, les médias nous montrent ces centaines de migrants logés au stade olympique en nous parlant d’une « vague ». Mais l’été, les journalistes peuvent surfer longtemps sur de petites vaguelettes et nous faire croire à un tsunami. Pour moi, c’est davantage une avant-garde qu’une vague. Un début. Il faudra s’y habituer. Aux commentaires qui vont avec aussi. Les jovialistes opportunistes qui les accueillent aujourd’hui les bras ouverts et les yeux fermés, mais qui se détourneront d’eux demain lorsque les caméras de télévision ne seront plus là. Ils sont les premiers à couper dans les services sociaux, mais trouveront toujours des fonds pour les courses de chars.
Il y a aussi les faux samaritains, qui critiquent ces « voleurs de jobs qui jouent aux réfugiés en prenant des selfies bien habillés », et qui souhaitent que l’on construise des murs plus hauts, avec des barbelés faits de pit-bulls enragés pour nous protéger des profiteurs. Au nom de la capacité de payer du contribuable. Mais aucun mur ne sera assez haut pour stopper des désespérés. Et pendant ce temps, les véritables profiteurs, ceux dont il faut se méfier, sont à l’intérieur même de nos murs, bien habillés et prenant des selfies avec les vedettes du moment.

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