17 mai 2018
Transaction à Saint-Dominique
Mise au point du Courrier
Par: Martin Bourassa

Contrairement à ce que laissait entendre un reportage du Courrier publié dans l’édition du 10 mai, aucune production de cannabis pharmaceutique n’est en voie d’être implantée sur une terre agricole de Saint-Dominique. 

Une erreur sur le nom de l’acheteur impliqué dans une transaction récente est à l’origine de cette méprise. Cette information erronée était contenue dans un relevé transmis au Courrier de Saint-Hyacinthe par Le Portail Nomminis de Blainville, une firme spécialisée qui gère une plate-forme dédiée à la recherche de transactions commerciales et de crédit immobilier. La démarche journalistique qui en a découlé n’a malheureusement pas permis de découvrir cette erreur avant la publication. Vérifications faites depuis auprès de la notaire impliquée dans la transaction, l’acheteur n’est pas la Corporation Tricho-Med de Montréal, mais plutôt un producteur agricole du voisinage. 

Du côté du Portail Nominis, son président, Marc Lalonde, a reconnu qu’il y avait eu une erreur humaine et technologique dans la retranscription de l’acte et sa validation. 

« Cette transaction a en quelque sorte piégé mon technicien, a expliqué M. Lalonde. Le système lui a suggéré un nom [d’acquéreur] par défaut et il a cliqué sur la mauvaise entrée. […] Il faut savoir que nous traitons entre 10 000 et 12 000 transactions par mois, alors nous ne sommes pas à l’abri d’en échapper une. Dans ce cas-ci, nous allons apporter un erratum. Et sachez que nous travaillons intensément à améliorer nos pratiques et à adapter nos technologies afin d’éviter de telles erreurs. »

Cette précision étant faite, Le Courrier tient cependant à présenter ses excuses à toutes les parties impliquées dans le reportage du 10 mai, dont le vendeur lié à la transaction, Sylvain Duchesneau, pour tous les désagréments. 

Bien entendu, nous profiterons de l’occasion pour passer en revue nos méthodes de travail en ce qui concerne l’utilisation des données de nature immobilière. 

Ceci étant dit, nul média n’est parfait. Mais au Courrier de Saint-Hyacinthe, nous jugeons cependant essentiel de rétablir les faits chaque fois que nécessaire. 

Cet engagement est à la base du lien de confiance qui nous unit à nos fidèles lecteurs et il en va de la crédibilité de toute publication sérieuse. 

 

Martin Bourassa
rédacteur en chef

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