30 juin 2011
Mise devant le fait accompli
Par: Le Courrier
Marie-Josée Raymond, arrière-petite-fille de Casimir Dessaulles

Marie-Josée Raymond, arrière-petite-fille de Casimir Dessaulles

L’arrière-petite-fille de Casimir Dessaulles, Marie-Josée Raymond, s’est dite indignée par la nouvelle publicité des Beaux mardis de Casimir. L’ardente défenderesse de la bientôt regrettée maison Dessaulles affirme avoir été mise devant le fait accompli et s’avoue vaincue.

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« Au point où on en est, il n’y a plus rien à faire, les affiches ont été diffusées et placardées, mais on peut encore faire quelque chose d’intelligent pour l’année prochaine », a-t-elle résumé.

Une copie de la publicité finale a tout de même été acheminée à la descendante de Casimir Dessaulles, le 17 mai. C’est l’ex-coordonnatrice à la vie culturelle et responsable des Beaux mardis, Christine Poirier, qui l’a fait parvenir à Mme Raymond par le biais d’un courriel trois jours avant son départ du service des Loisirs.« Nous n’avons jamais obtenu de réponse, ni protestation ni approbation », a déploré la chef de la division des Communications à la Ville de Saint-Hyacinthe, Joëlle Jetté.Marie-Josée Raymond a quant à elle certifié avoir contacté Mme Poirier peu de temps après. « Elle n’était plus à l’emploi de la Ville et la publicité était faite. Il n’y avait plus rien à faire », a-t-elle souligné.Sans préciser l’orientation qu’aurait prise la fameuse publicité si Mme Raymond avait manifesté son désaccord, Joëlle Jetté a assuré que des mesures auraient été prises. « Si elle nous avait dit qu’elle n’appréciait pas, on aurait certainement pu trouver un compromis ou au moins lui expliquer l’idée derrière tout ça », a-t-elle simplement évoqué.Mme Raymond n’y croit pas une seconde. « Le but de ce courriel n’était pas du tout de connaître mon avis. Tout était fait et on m’a mise devant le fait accompli. J’ai plutôt l’impression que la Ville était insécure et mal à l’aise face à la publicité », a indiqué Marie-Josée Raymond.« Le nouveau visuel (très artistique) élaboré veut séduire par son audace et être accrocheur. […] Vous constaterez que l’usage que l’on fait de votre illustre aïeul est respectueux et le met au centre de notre publicité », peut-on lire dans une copie du courriel obtenu par LE COURRIER.Cela ne fut pas suffisant pour convaincre Mme Raymond pour qui le mot « grotesque » demeure le plus approprié pour qualifier l’affiche publicitaire.

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