2 janvier 2020
Une série de trois épreuves sera organisée à Saint-Hyacinthe
Mission : faire connaître la course en raquettes
Par: Maxime Prévost Durand

Coureur aguerri avec des raquettes dans les pieds, Julien Pinsonneault invite d’autres coureurs à tenter l’expérience dans le cadre d’une nouvelle série de trois épreuves qui seront disputées à Saint-Hyacinthe en janvier et février. Photo gracieuseté

Une nouvelle série de courses en raquettes verra le jour dans les prochaines semaines à Saint-Hyacinthe. Sous l’initiative du coureur Julien Pinsonneault, « La série du raquetteur maskoutain » proposera trois épreuves, soit les 12 janvier et 23 février à l’école Casavant et le 9 février au parc Les Salines, afin de faire connaître davantage cette discipline trop peu connue.

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Déjà l’instigateur de la Course des rêves, qu’il tient au printemps, Julien Pinsonneault souhaite ainsi recréer le même esprit familial avec ses courses de raquettes afin que petits et grands y trouvent leur compte. Ces épreuves se veulent donc accessibles à tous.

À ce titre, deux parcours seront offerts pour chaque étape de la série, avec des distances variant entre 1 km et 5 km, selon la date et le lieu de l’épreuve. Des relais 3 x 500 m seront aussi proposés gratuitement aux personnes qui se trouveront sur place lors des étapes présentées à l’école Casavant.

« Je ne voulais pas que les circuits soient trop longs, raconte le Maskoutain. Ça va permettre aux jeunes de l’essayer aussi. Ce sera plus un événement sportif que compétitif. Ceux qui veulent marcher plutôt que courir pourront le faire. »

Il faut dire que de courir dans la neige avec des raquettes amène un défi supplémentaire en comparaison à courir dans la rue l’été. Il a d’ailleurs observé que ce facteur a souvent pour effet de décourager les coureurs, qui aimeraient conserver leur chrono de course à pied même en raquettes. Selon lui, il suffit toutefois de se fixer un objectif adapté pour pouvoir en tirer pleine satisfaction.

« En course en raquettes, un 3 km peut équivaloir environ au temps d’un 5 km à pied, puis un 5 km serait environ le même temps qu’un 8 km à pied », illustre-t-il.

Julien voit d’ailleurs en ce sport hivernal une belle complémentarité à la course à pied, puisque les muscles ne travaillent pas tout à fait de la même façon. Et c’est aussi plus agréable – et sécuritaire – que de courir dans les rues enneigées ou même glacées l’hiver, plaide-t-il.

Question de pouvoir initier ceux qui sont intéressés à tenter l’expérience, des raquettes seront prêtées aux participants qui n’en ont pas. Une quarantaine de paires seront disponibles lors des épreuves à l’école Casavant, une gracieuseté de l’école elle-même alors qu’elle vient de se munir de ces équipements. Le prêt se fera également sans frais supplémentaires pour ceux qui s’inscrivent à l’avance pour l’épreuve aux Salines. Les inscriptions sont déjà en cours au course-des-reves.wixsite.com/monsite-1. Les détails sont aussi disponibles sur la page Facebook « La série du raquetteur maskoutain ».

Pour l’amour du sport

Ambassadeur pour Snowshoe Canada, Julien Pinsonneault avait envie de partager son amour pour son sport et d’offrir une occasion à tous de tenter l’expérience de la course en raquettes. C’est ce qu’il fera avec cette série d’épreuves.

« Ça faisait un petit bout que j’y pensais. Depuis deux ans, c’est en train de s’éteindre au Québec, il n’y a pas beaucoup d’événements de courses en raquettes. Avec mon chapeau d’ambassadeur pour Snowshoe Canada, je voulais promouvoir le sport et je me suis dis pourquoi ne pas revenir à Saint-Hyacinthe, là où cette passion est née », affirme l’athlète de 27 ans, qui réside maintenant à Sherbrooke, où il mène ses études universitaires.

C’est justement au parc Les Salines, l’un des sites utilisés dans le cadre de la série, qu’il a goûté à la course en raquettes pour la première fois, il y a six ans.

Depuis, il compte notamment deux titres de champion canadien et quatre participations au Championnat du monde. L’an dernier, il avait obtenu son meilleur classement à vie avec une 3e place dans son groupe d’âge, bon pour le 12e rang mondial au cumulatif. Il retournera par ailleurs au Championnat du monde en février, alors que l’épreuve se déroulera du côté du Japon.

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