21 novembre 2013
Modifications au CLD : des contradictions
Par: Martin Bourassa

En diminuant la taille de son conseil d’administration et l’influence des élus municipaux, puis en portant une personne issue du monde des affaires à sa présidence au lieu d’un élu, le CLD Les Maskoutains nage à contre-courant en regard des conclusions du rapport Nicolet-Jutras déposé en 2001.

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Ce rapport du Groupe de travail sur les municipalités régionales de comté à caractère urbain et rural, présidé par Roger Nicolet et Francine Ruest-Jutras, recommandait de faire plus de place aux élus municipaux sur les CLD.

Parmi les conclusions, il était recommandé que les modalités de représentation des c.a. des CLD soient revues dans le but de réaliser une meilleure concordance entre les montants fournis par les instances élues et le nombre de représentants de ces dernières. Le rapport mentionnait aussi que la présidence des CLD devrait être occupée par le maire de la ville-centre dont la part du financement est plus élevée que celle des autres municipalités. Le Groupe de travail invitait du même souffle à réduire la taille des conseils d’administration en proposant un maximum de 20 personnes, incluant les observateurs n’ayant pas droit de vote. À cette époque, le c.a. du CLD comptait alors 25 membres répartis dans les secteurs industriel et commercial (6), institutionnel (4), municipal (6), de l’économie sociale (4) et d’autres intervenants économiques (5).Interrogé par LE COURRIER, le directeur général du CLD, Mario De Tilly, s’était offusqué à l’idée de réduire la taille du conseil d’administration et de placer un élu à la place du président de l’époque, l’industriel Philippe Bonnet.« Le maillage ici à Saint-Hyacinthe s’est très bien déroulé en ce qui a trait aux nominations au sein du conseil d’administration (…) La Commission suggère de réduire le nombre de membres de 25 à 20 personnes, mais personnellement, j’estime que nous avons des gens qui sont un bon reflet de la communauté locale. »Au terme de la réforme qui se trame actuellement au CLD, on pense désormais à un conseil formé de seulement 11 administrateurs.

M.B.

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