26 novembre 2015
Moins de réfugiés syriens que prévu à Saint-Hyacinthe
Par: Jennifer Blanchette | Initiative de journalisme local | Le Courrier

Environ 70 réfugiés syriens seront ­accueillis à Saint-Hyacinthe au cours des deux prochaines années, un nombre légèrement inférieur à la centaine ­d’arrivées prévues au départ. Bien que l’échéancier ne soit pas encore connu, la Ville et ses partenaires affirment être déjà prêts à recevoir les immigrants en sol maskoutain.

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Les autorités municipales et les représentants des milieux scolaire, de la santé, de l’emploi, du gouvernement et des ­organismes chargés de l’intégration se sont rencontrés pour la première fois hier matin afin de mettre en branle la logistique d’accueil des réfugiés syriens.

« Le tour de table démontre que la ­communauté est prête à accueillir les réfugiés syriens. […] Nous avons des conditions gagnantes pour les recevoir à Saint-­Hyacinthe. Notre profil d’employabilité est très bon – nous sommes tout de même la championne canadienne de l’emploi – et nous avons aussi un bon programme de francisation », a affirmé d’entrée de jeu Brigitte Massé, directrice des communications de la Ville de Saint-Hyacinthe.Environ 70 migrants syriens, dont le profil correspondra à une prise en charge par l’État, devraient s’établir sur le ­territoire maskoutain d’ici deux ans. La date exacte de leur arrivée n’est pas ­encore ­déterminée, mais selon Mme Massé, ce ne sera pas dans les prochaines semaines. « Nous sommes vraiment à l’étape d’arrimer toutes les structures ensemble pour le moment », a-t-elle ­laissé savoir.La rencontre entre la Ville et les intervenants a également permis d’assurer que le système en place permettait ­d’accueillir les Syriens sans diminuer les services offerts à la population. Par exemple, les réfugiés n’auront pas priorité sur les listes d’attente pour une habitation à loyer modique (HLM).« Je crois que les Maskoutains sont ­encore plus généreux qu’on pense. Les organismes ont mentionné qu’ils ­recevaient déjà beaucoup d’appels de­ ­citoyens désirant faire du bénévolat ou venir en aide aux nouveaux arrivants », s’est réjouie Mme Massé.

Environ 70 migrants syriens, dont le profil correspondra à une prise en charge par l’État, devraient s’établir sur le ­territoire maskoutain d’ici deux ans. La date exacte de leur arrivée n’est pas ­encore ­déterminée, mais selon Mme Massé, ce ne sera pas dans les prochaines semaines. « Nous sommes vraiment à l’étape d’arrimer toutes les structures ensemble pour le moment », a-t-elle ­laissé savoir.

La rencontre entre la Ville et les intervenants a également permis d’assurer que le système en place permettait ­d’accueillir les Syriens sans diminuer les services offerts à la population. Par exemple, les réfugiés n’auront pas priorité sur les listes d’attente pour une habitation à loyer modique (HLM).

« Je crois que les Maskoutains sont ­encore plus généreux qu’on pense. Les organismes ont mentionné qu’ils ­recevaient déjà beaucoup d’appels de­ ­citoyens désirant faire du bénévolat ou venir en aide aux nouveaux arrivants », s’est réjouie Mme Massé.

Depuis 1999, ce sont près de 1 000 immigrants qui ont été intégrés à Saint-Hyacinthe grâce à la Maison de la famille des ­Maskoutains (MFM), a rappelé Mme Massé.

28 enfants syriens

D’après les données transmises à la ­Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) par le gouvernement, 28 enfants syriens s’ajouteront aux classes maskoutaines d’ici les deux prochaines années.

Leur âge n’est toutefois pas encore connu, ce qui empêche la CSSH de savoir quel niveau ou établissement scolaire ils fréquenteront.

« Puisque le nombre de réfugiés syriens est moindre que prévu, nous utiliserons le même processus que lors de l’intégration des autres immigrants. Cela débute ­toujours avec la MFM qui nous transmet les informations relatives à l’enfant, ce qui nous permet de les intégrer à l’école de leur quartier avec des enfants de leur âge », a expliqué Karina St-Germain, directrice des services éducatifs à la CSSH.Les enfants poursuivent alors un cursus scolaire régulier auquel s’ajoutent des classes de francisation à l’occcasion.Le Centre intégré de santé et de services sociaux Montérégie-Est sera mis à ­contribution principalement par le biais de sa clinique des réfugiés au CLSC des Maskoutains.

Les enfants poursuivent alors un cursus scolaire régulier auquel s’ajoutent des classes de francisation à l’occcasion.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux Montérégie-Est sera mis à ­contribution principalement par le biais de sa clinique des réfugiés au CLSC des Maskoutains.

La sécurité d’abord

La députée fédérale de Saint-Hyacinthe/Bagot, Brigitte Sansoucy, s’est montrée rassurante quant à la sécurité des ­Maskoutains en lien avec l’accueil de ­réfugiés syriens.

Selon le plan en cinq phases dévoilé par Ottawa cette semaine, les trois ­premières répondent aux enjeux de ­sécurité nationale. « On commence par identifier à l’étranger les réfugiés qui ­seront relocalisés au Canada. Le ­Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU contrôle les migrants grâce à la photo sur leur carte de réfugiés et un balayage de l’iris. Ensuite, pour l’obtention de leur visa de résidence permanente, les ­réfugiés doivent passer des entrevues, un bilan médical et voir leurs données biométriques et biographiques être ­comparées aux bases de données ­existantes. En plus, tout cela est fait avant même leur arrivée au Canada », a détaillé la députée Sansoucy.

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