29 juin 2017
Mon journal local, je le supporte!
Par: Le Courrier
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Je n’ai pas l’habitude des lettres à l’éditeur, mais une m’a réellement allumé. (Médias locaux et marketing digital, jeudi le 1er juin 2017). Certaines personnes, dont son auteur, ne semblent pas avoir réalisé l’importance et les avantages reliés au fait d’avoir un journal local indépendant comme le nôtre. 

Je me permets à titre de dirigeant d’organisme à but non lucratif de préciser que sans un journal comme Le Courrier et ses autres publications, il nous serait impossible de rejoindre la clientèle visée par nos organismes. 

Quand on y ajoute Le Clairon, La Pensée de Bagot et maintenant L’Œil régional, toute la population a accès à de l’information, quelle qu’elle soit. Est-ce qu’on s’attend à ce que ce soit toujours gratuit? Évidemment non. Les lecteurs qu’ils soient à Saint-Hyacinthe ou en milieu rural sont ainsi informés toutes les semaines de ce qui se passe dans leurs milieux. 

Si on veut parler d’Internet, nous sommes probablement la région la plus mal équipée en fait de services Internet haute vitesse. Oublions l’accès général pour tous, surtout en milieu rural. Peut-être que dans quelques années on pourra avoir un discours différent, mais actuellement, notre journal local demeure un des moyens les plus efficaces pour la transmission d’informations.

Oui, les nouvelles technologies émergent et prennent leur place (assez limitée sur notre territoire), mais le point final demeure la disponibilité et l’accès. Alors que reste-t-il aux citoyens pour se renseigner (actualité locale, régionale) et aussi connaitre tous les services offerts sur leur territoire que ce soit en santé, finance, et aussi se renseigner de toutes les offres des nombreux annonceurs : « Le journal local ». 

Concernant l’argument du 20 $ (Internet) versus le 375 $ (le journal), on devrait tous se poser la question : si on veut rejoindre le maximum de lecteurs, si je veux réellement renseigner mon auditoire, à Saint-Hyacinthe, Acton Vale, Saint-Hilaire et Belœil et les environs, de quelle façon vais-je m’y prendre? Facebook? Pas sûr. L’auteur de la lettre fait référence au journal La Presse et au Devoir. Il parle donc de grandes villes dont les lecteurs ont accès à une panoplie de services. Pas nous. On ne peut même pas avoir accès à un service cellulaire satisfaisant sur tout notre territoire. 

L’auteur fait aussi référence aux grands organismes, aux grandes villes et à la publicité en général. Je demeure dans une petite municipalité rurale et toutes les semaines je reçois le publisac. Toutes les offres des grandes entreprises y sont présentes et le volume ne diminue pas. Est-ce qu’ils auraient compris? Avec tous leurs spécialistes en marketing, si les journaux locaux et cahiers n’avaient plus leur raison d’être, est-ce qu’ils continueraient à nous envoyer toute cette publicité? 

Je suis très conscient qu’un journal comme « LE COURRIER » demeure une « business » et qu’il doit être rentable. Je ne connais aucun administrateur qui opèrerait à perte continuellement. Donc, au lieu de le critiquer, assurons-nous qu’il demeure « notre journal » en supportant tous ses annonceurs. 

Je m’en voudrais de ne pas féliciter son propriétaire et ses employés de leur excellent travail et surtout d’avoir su innover avec les médias sociaux afin de rejoindre les plus jeunes et d’avoir su protéger nos moins jeunes en gardant l’outil qui leur est le plus familier pour les tenir au fait de l’actualité, soit le bon vieux journal local, et ce, depuis 165 ans. 

En terminant, je suis fier de pouvoir compter sur un journal de cette qualité. Quand toute la région aura accès à des services adéquats, je suis convaincu que Le Courrier de Saint-Hyacinthe aura su s’adapter comme il l’a toujours fait par le passé.

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