20 décembre 2012
Projet de loi C-45
Morin à la défense de la Yamaska
Par: Le Courrier
Marie-Claude Morin s'est adressée aux journalistes au bord des eaux brunes de la rivière Yamaska, à Saint-Hyacinthe.

Marie-Claude Morin s'est adressée aux journalistes au bord des eaux brunes de la rivière Yamaska, à Saint-Hyacinthe.

C’est au bord de la rivière Yamaska, au centre-ville de Saint-Hyacinthe, que la députée néo-démocrate de Saint-Hyacinthe-Bagot, Marie-Claude Morin, a convoqué la presse la semaine dernière pour dénoncer « le coup de hache » que le gouvernement Harper a donné dans la loi qui conférait une certaine protection aux lacs et aux cours d’eau navigables.

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« Depuis le 4 décembre, 99,9 % de nos rivières et 99,7 % de nos lacs ne sont plus protégés. Le gouvernement conservateur a dissimulé ce saccage de nos ressources aquatiques dans les 400 pages de son projet de loi omnibus C-45 adopté le 4 décembre », a déclaré Marie-Claude Morin.

Elle a expliqué qu’avec les modifications qui ont été apportées à la Loi sur la protection des voies navigables, il n’est plus nécessaire d’obtenir un permis pour lancer un projet de construction au-dessus des eaux navigables presque partout au pays. Selon le NPD, seulement 62 rivières et 97 lacs jouiraient toujours d’une certaine protection au pays. « Drôle de coïncidence, 90 % des cours d’eau encore protégés se trouvent dans des circonscriptions conservatrices (…). Plus rien n’encadre les projets de développement qui ont des répercussions sur les cours d’eau canadiens. Dans les prises de décision concernant l’octroi des permis de construction, seuls les facteurs touchant à la navigation seront considérés, alors que les effets environnementaux seront balayés du revers de la main », soutient-elle.La députée Morin a précisé que les cours d’eau navigables de la région de Saint-Hyacinthe étaient visés au même titre que les autres. « La rivière Yamaska, qui est tristement connue pour son état critique, ne peut que souffrir de ces changements. Je pense aussi aux rivières Noires et Le Renne, qui font partie de ces eaux navigables désormais non protégées. »Mme Morin était accompagnée de Jacques Tétreault, président du Comité citoyen pour la protection de l’environnement maskoutain, qui déplore aussi les changements à la loi. « Ce gouvernement voit l’eau comme un support pour les bateaux qui transportent des matières que l’on peut vendre ou acheter. Il ne s’intéresse qu’à l’argent et à l’industrie pétrolière et gazière, il agit comme si nous étions la dernière génération sur la planète », a lancé M. Tétreault en s’adressant aux journalistes.

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