6 août 2015
Le NPD et les élections
Mulcair et Sansoucy sur la ligne de départ
Par: Benoit Lapierre
Brigitte Sansoucy était visiblement très fière d’accueillir son chef, Thomas Mulcair, dans sa ­circonscription de Saint-Hyacinthe-Bagot. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Brigitte Sansoucy était visiblement très fière d’accueillir son chef, Thomas Mulcair, dans sa ­circonscription de Saint-Hyacinthe-Bagot. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Thomas Mulcair a bien ri en bavardant avec Jeanne Millot-Tanguay, de Drummonville.  Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Thomas Mulcair a bien ri en bavardant avec Jeanne Millot-Tanguay, de Drummonville. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

À la veille du lancement d’une campagne électorale qui s’étirera jusqu’au ­19 octobre, le chef du Nouveau parti ­démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a fait un saut à Saint-Hyacinthe le 29 juillet pour y fouetter ses troupes et saluer sa nouvelle candidate dans la région, ­Brigitte Sansoucy, conseillère à la Ville de Saint-Hyacinthe.

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M. Mulcair compte évidemment sur elle pour l’aider à vaincre les conservateurs en maintenant la circonscription de Saint-Hyacinthe-Bagot dans le camp néo-­démocrate, où Marie-Claude Morin l’a fait entrer à la faveur de la vague orange de mai 2011. Mme Morin, qui ne souhaitait pas solliciter un second mandat, n’assistait pas à la rencontre de Saint-Hyacinthe. Son ­adjoint de circonscription, Pierre Michaud, a expliqué au COURRIER qu’elle avait déjà planifié un voyage en Italie pour la fin juillet lorsque la date de la visite de M. Mulcair a été arrêtée.

En entrevue, Thomas Mulcair a signalé qu’il connaissait fort bien Brigitte ­Sansoucy. « Je travaille avec elle depuis des années. Il ne faut pas oublier qu’en 2007, nous nous sommes retrouvés en élection partielle en même temps. Je suis venu très souvent ici avec Jack Layton. »

Bravant la canicule, M. Mulcair avait ­entamé sa visite à Saint-Hyacinthe en allant prendre un bain de foule à l’Exposition ­agricole en compagnie de Brigitte Sansoucy. Seuls les médias nationaux avaient été informés du passage de M. Mulcair à ­l’Expo. « La réaction des gens est ­extraordinaire, ce que je reçois est très ­positif. Beaucoup d’agriculteurs m’ont p­arlé de la gestion de l’offre : leur message, c’est qu’ils ne font pas confiance à M. Harper là-dessus », a-t-il résumé à son arrivée au vignoble Château Fontaine, ­avenue Martineau, où avait lieu un cocktail-bénéfice du parti, en fin d’après-midi.

Beaucoup de monde l’y attendait, des gens d’un peu partout venus aussi pour manifester leur appui à d’autres candidats du NPD au Québec. Il y avait là la députée de Berthier-Maskinongé, Ruth Ellen ­Brosseau, son collègue François ­Choquette, député de Drummond, Claire Mailhot, candidate à l’investiture néo-­démocrate dans Shefford, Hans Marotte, candidat dans Saint-Jean, Catherine ­Lusson, candidate dans Brome-Missisquoi, Pierre Chicoine, candidat dans La Prairie, de même que Raphaël Fortin, candidat dans la circonscription Pierre-Boucher-Les Patriotes-Verchères.

Venue à la rencontre de Saint-Hyacinthe avec le député Choquette, une Drummondvilloise de 80 ans, Jeanne Millot-Tanguay, a bien rigolé avec Thomas Mulcair lorsqu’il s’est arrêté un instant pour bavarder avec elle. « Je lui ai dit : j’ai une photo de vous sur le mur de ma chambre, ce qui fait que je couche avec vous tous les soirs. Ça l’a bien fait rire », a confié cette dame qui arborait fièrement son macaron du NPD.

Dans son mot de bienvenue, Brigitte ­Sansoucy a souligné que, en tant que vice-présidente nationale du NPD depuis 2008, elle avait souvent l’occasion de collaborer avec Thomas Mulcair. « Je suis fière de faire partie de l’équipe de cet homme de ­principes. Je peux témoigner qu’il est aussi un homme de parole. Voici celui qui ­représentera le Canada au Sommet sur les changements climatiques à Paris en ­décembre! », a-t-elle lancé avant de céder la parole à son chef et, selon elle, prochain premier ministre.

Confiant, Thomas Mulcair affirme ­vouloir mettre fin à « la politique de ­nivellement vers le bas » de Stephen ­Harper. « Nous, on va parler de ce qu’on peut réussir ensemble. On va bâtir le ­Canada de nos rêves, où personne ne sera laissé pour compte (…). Quand je vois ici 200 personnes rassemblées malgré les grandes chaleurs, je n’ai pas besoin d’autres preuves, le ­changement s’en vient », a-t-il lancé, ­souriant, sous les applaudissements.

Puisque Stephen Harper a demandé au gouverneur général de dissoudre le ­parlement dimanche dernier, la campagne électorale fédérale est officiellement ­engagée.

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