9 janvier 2014
Évaluation ministérielle
Nette amélioration à l’Hôtel-Dieu
Par: Le Courrier

Le laxisme est chose du passé au centre d’hébergement de l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe. Après deux évaluations ministérielles désolantes, l’établissement a obtenu un rapport démontrant que bon nombre des lacunes identifiées auparavant ont enfin été corrigées.

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L’activité repas, qui constituait l’un des principaux reproches formulés par l’équipe ministérielle lors de ses visites en 2005 et 2011, a été grandement améliorée, entre autres grâce à l’implantation d’un projet-pilote dans l’une des unités de l’Hôtel-Dieu.

« L’évaluateur ministériel a observé que la planification des repas est adéquate […], que l’organisation des repas et des collations répond aux besoins […] et que la présentation et la température des aliments sont appropriées », peut-on lire dans le rapport rendu public en décembre. En 2011, les heures auxquelles étaient servis les repas ainsi que le cadre clinique dans lequel se déroulait l’activité avaient été lourdement critiqués par l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie. « Je ne peux qu’être fière du travail colossal accompli dans l’amélioration et la qualité de nos services à nos résidents, depuis la dernière visite ministérielle en 2011. […] Ce virage pris depuis deux ans a porté ses fruits et l’investissement du personnel a été souligné et reconnu par les visiteurs du Ministère. Je suis ravie de voir qu’ils ont pu constater la grande mobilisation des équipes à rehausser la qualité de vie des résidents », a exprimé Lise Pouliot, directrice générale du CSSSRY.Le présent rapport reconnait aussi la qualité et le respect des procédures d’accueil, les attitudes et pratiques contribuant à un milieu de vie de qualité et le rangement adéquat des produits dangereux, cette dernière mesure devant faire l’objet d’amélioration en 2011. L’Agence de la santé a tout de même émis sept recommandations, surtout au niveau des pratiques administratives et professionnelles. « [L’établissement devra] prendre les moyens afin que les plans d’interventions soient élaborés pour tous les résidents et révisés selon leurs besoins [et s’assurer de] favoriser les mesures de remplacement et de n’utiliser les contentions physiques qu’en dernier recours », souligne le rapport. La direction de l’établissement a assuré que le plan d’action visant à rencontrer les recommandations était déjà en fonction. Lors de la visite ministérielle, 30,6 % des patients étaient en position de contention, tandis que selon l’exigence du Ministère, le taux ne doit pas dépasser 25 %. « Nous avons des lits à deux ridelles dans les chambres des patients qui sont considérées comme des contentions si elles sont levées des deux côtés. Nous travaillons à nous assurer que les ridelles ne soient levées que lorsque c’est requis », a assuré la direction du CSSSRY.

J.B.

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