6 novembre 2014
Ni chair, ni poisson!
Par: Pierre Bornais
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Voilà où nous en sommes au lendemain d’élections scolaires peu courues et de déclarations ministérielles ayant plus l’air de menaces que d’autres choses.

Faut-il abolir les commissions scolaires ou réduire leurs pouvoirs?

Et la faible participation au scrutin justifie-t-elle à elle seule de procéder sans autre forme de procès à des changements radicaux? La cause semble entendue et avec un gouvernement largement majoritaire pour au moins les quatre prochaines années, celui-ci ne fait pas place à plus de discussion. Même si le ministre en place – qui semble ne pas avoir toute la crédibilité requise – n’est pas limpide sur ce qu’il entend faire au juste.

Au nom de tout et de rien, sans nier pour autant la situation économique du Québec, on s’apprête à modifier profondément le système d’éducation, la base même de l’avenir de la société québécoise. Pour aller où? Faire quoi?

On le verra bien à l’usage quand les bonzes du ministère de l’Éducation auront accouché – à leur tour – d’une souris!

Voilà qu’en l’espace de quelques mois, deux des piliers du Québec, la santé et l’éducation, sont livrés à une transformation dont on ignore totalement quel en sera le résultat.

Et que l’on ne vienne pas parler d’économies – réelles, s’entend – quand on s’attaque à de telles structures.

En 2004 par exemple, lors de la formation des CSSS qui regroupaient hôpitaux et CLSC, on a offert trois années de salaire à ceux et celles qui quittaient volontairement le réseau.

Combien l’opération a-t-elle coûté? Pour quels résultats?

Rien n’a été rendu public par celui qui était alors le ministre de la Santé, aujourd’hui premier ministre, Philippe Couillard.

Les sujets de grief deviennent tellement nombreux, à l’approche des négociations avec les employés, que c’est toute la population qui bientôt pourrait se retrouver dans les rues.

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