11 avril 2013
Niveau stable de nos rivières
Par: Le Courrier

Le niveau de la rivière Richelieu et de la Yamaska ne semble pas causer de menace imminente ce printemps.

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Le débit de la rivière Yamaska est dans les normales à environ 110 mètres cubes à la seconde, avec une indication à la baisse tout au long de ses 160 km. Affluent de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, la rivière ne devrait donc pas causer de surprise cette année. Du début du mois de mars, jusqu’à la fin de la crue printanière, le Centre d’expertise hydrique du Québec produit des estimations quotidiennes des quantités d’eau provenant de la fonte des neiges et de la pluie.

Au printemps 2011, la crue de la rivière Richelieu de son côté, a causé la pire inondation terrestre que le sud du Québec ait connue depuis la Confédération, et probablement la pire catastrophe naturelle ayant touché le Québec depuis la crue de la rivière Saguenay en 1996. Depuis quelques jours, le débit de la rivière Richelieu est à la baisse aux environs de 400 mètres cubes à la seconde.

Des catastrophes marquantes

Nous avons encore en mémoire la crue dévastatrice de la rivière Richelieu.

Voici le bilan, un an et demi après les inondations qui avaient mobilisé des milliers de personnes qui résidaient aux abords de la rivière. Un millier de sinistrés n’ont pas encore reçu toute l’aide financière promise par le gouvernement, pour payer les travaux de réparation de leur maison, qui ne sont pas couverts par les assurances. Et d’autres attendent toujours une réponse à leur demande d’aide. D’un autre côté, 2 425 familles ont obtenu de l’aide de la Sécurité civile, en vertu de son programme d’indemnisation, au coût de 67,5 millions de dollars. Ce programme couvre les dommages jusqu’à 150 000 $ et les frais de démolition jusqu’à 25 000 $. Le programme prévoit aussi une allocation pour l’hébergement d’urgence, ainsi que des frais de déménagement et d’entreposage.À la direction du rétablissement à la sécurité civile, les fonctionnaires expliquent que « les analystes attendent toujours des factures et des rapports d’évaluation, pour fermer les dossiers. On souhaite que tout soit réglé sous peu. »Au moment du sinistre, le gouvernement du Québec avait estimé les coûts des inondations à plus de 40 millions de dollars.Les sinistrés des inondations du printemps 2011 dans la Vallée-du-Richelieu ont intenté un recours collectif d’un minimum de 200 millions de dollars contre les gouvernements provincial et fédéral. En tout, 8 000 victimes accusent les gouvernements de négligence et insistent sur le fait qu’ils connaissaient depuis 1937 et 1975 les solutions pour éviter pareilles situations.

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