6 octobre 2011
Nos élus dépensent peu … sauf au congrès
Par: Le Courrier
Nos élus gardent les cordons de la bourse serrés en ce qui concerne les dépenses de recherche et de secrétariat.

Nos élus gardent les cordons de la bourse serrés en ce qui concerne les dépenses de recherche et de secrétariat.

Même s’ils disposent d’un budget de recherche et de secrétariat d’un peu plus de 47 000 $, les élus de la Ville de Saint-Hyacinthe donnent dans l’économie. En 2010, le conseil municipal a autorisé des remboursements de facture pour une valeur de 18 500 $ puisés à même le poste budgétaire.

Toutes les villes québécoises de 50 000 habitants et plus doivent mettre un budget de recherche et secrétariat à la disposition de leurs élus afin de les supporter dans leur travail politique non partisan. Cette enveloppe représente 1/15 de 1 % de leur budget de fonctionnement annuel.

Selon le montant total du budget, chaque élu pourrait techniquement réclamer des remboursements de factures jusqu’à 3 917 $. Selon les documents obtenus par LE COURRIER, aucun membre du conseil n’a effectué de dépenses excessives, bien au contraire.Alain Leclerc, qui pourrait être considéré comme le Séraphin Poudrier de Saint-Hyacinthe, a tenu les cordons de sa bourse serrés. Au cours de la dernière année, le conseiller du district Bois-Joli n’a réclamé que 73,37 $ pour des cartes professionnelles. Son collègue de Saint-Thomas-d’Aquin, Guylain Coulombe, a été aussi raisonnable avec des réclamations totalisant 117,54 $, notamment pour des fournitures de bureau.Le reste des conseillers a davantage allongé la monnaie avec des dépenses allant de 906,15 $ pour le maire Claude Bernier à 1 786,82 $ pour Sylvain Savoie, conseiller du secteur Laurier, et jusqu’à 2 335,66 $ pour Louise Arpin, de Saint-Joseph.Parmi les remboursements de factures affectées au budget de recherche et secrétariat, notons un souper-bénéfice de homards à volonté pour six personnes à 450 $, deux billets à 54 $ pour une conférence du maire de Québec Régis Lebaume, des frais de stationnement, plusieurs participations à divers événements caritatifs comme le tournoi de golf de la Sûreté du Québec et un gala de la Fondation du centre hospitalier Honoré-Mercier totalisant plusieurs centaines de dollars. Les élus de l’ancienne cohorte d’avant les élections de novembre 2009 n’étaient guère plus dépensiers. En 2008 et 2009, le budget de recherche et secrétariat a cumulé des dépenses de 43 315 $, soit presque autant que l’enveloppe budgétaire prévue pour une seule année.S’il est vrai que nos élus ne jettent pas l’argent par les fenêtres, ceux de la Ville de Granby font encore mieux. Même s’ils disposent d’un budget similaire à celui du conseil municipal de Saint-Hyacinthe, les dix conseillers et le maire n’ont dépensé qu’un maigre 495 $ en 2010 à Granby.

Un faste congrès

Les dépenses les plus importantes concernent le congrès de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) 2010. Le coût des inscriptions pour 10 élus (Guylain Coulombe et Alain Leclerc étant absents) a totalisé 8 425 $ excluant les frais de déplacement et d’hébergement de 6 478 $ pour deux jours et demi de congrès dans la Ville de Québec en mai 2010.Pour l’année d’exercice 2011, les dépenses en recherche et secrétariat seront sans l’ombre d’un doute plus élevées qu’en 2010, les élus ayant déjà réclamés plus de 20 000 $ entre le 1er janvier et le 21 juillet 2011. Encore une fois, le congrès de l’UMQ a coûté cher à la Ville de Saint-Hyacinthe. Pour onze participants (Alain Leclerc n’y était pas), les frais d’inscription, de repas, de déplacement et d’hébergement pour les assises annuelles de l’UMQ, qui se sont tenues du 5 au 7 au mai 2011, ont totalisé 17 703 $ en 2011, comparativement à 14 903 $ en 2010.Pour David Bousquet, le congrès de l’UMQ a sa raison d’être, mais pas ses coûts de participation trop élevés. Selon lui, l’union pourrait réduire les frais d’inscription en concentrant les activités sur le partage des connaissances et l’innovation plutôt que sur le réseautage et la reconnaissance.« Par exemple, j’ai grandement apprécié les kiosques sur l’innovation municipale et les ateliers sur la législation, l’environnement et l’implication des jeunes en démocratie municipale. Les grands conférenciers, les banquets et les cocktails sont, selon moi, moins intéressants », a indiqué le conseiller de Sacré-Coeur qui a bénéficié d’un tarif préférentiel pour jeunes élus.Si l’UMQ fixe les coûts de participation et que la Ville de Saint-Hyacinthe octroie 160 $ à chaque participant pour les frais de kilométrage, le montant des autres factures dépend des principaux concernés, selon leurs choix de restaurants pour les repas non compris avec le congrès ou le nombre de nuits passées à l’hôtel.Par exemple, en 2011, le maire Bernier et Bernard Barré ont séjourné une nuit de plus à l’hôtel puisque le conseiller de La Providence a reçu un prix honorifique lors de la dernière journée des assises.

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