13 décembre 2012
Nos rivières en péril
Par: Le Courrier
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Chers amis,

Depuis le 4 décembre, 99,9 % de nos rivières et 99,7 % de nos lacs ne sont plus protégés. Désormais, les projets de construction au-dessus des eaux navigables ne sont plus réglementés et il en revient maintenant aux citoyens et aux municipalités de faire respecter l’application du droit à la navigation devant les tribunaux. Vous ne le saviez pas? Vous n’êtes pas les seuls. Le gouvernement conservateur a dissimulé ce saccage de nos ressources aquatiques dans les 400 pages de son projet de loi omnibus C-45 adopté le 4 décembre. Mes collègues du NPD et moi nous sommes levés 47 fois à la Chambre des communes pour essayer de faire dérailler ce projet de loi insensé. Malheureusement, l’entêtement des conservateurs aura eu raison du gros bon sens et l’adoption du projet de loi C-45 leur a permis de donner un coup de hache dans la Loi sur la protection des eaux navigables (LPEN). Ici, la rivière Yamaska, la rivière Noire et la rivière Le Renne font partie de ces eaux navigables désormais non protégées. La rivière Yamaska, tristement connue pour son état critique, ne peut que souffrir de ces changements considérables à la protection des eaux navigables. Effectivement, il ne sera plus nécessaire d’obtenir un permis pour démarrer un projet de construction au-dessus des eaux navigables dans la grande majorité des cours d’eau canadiens. Plus rien n’encadrera les projets de développement qui ont des répercussions sur les cours d’eau canadiens. Dans les prises de décision concernant l’octroi de permis de construction, seuls les facteurs touchant à la navigation seront considérés, alors que les effets environnementaux seront balayés du revers de la main. Bref, la loi C-45 supprime la protection environnementale au profit des activités de navigation. Cette volonté se trouve d’ailleurs dans le nouveau titre de la loi : Loi sur la protection de la navigation (LPN). Chez nous, trois organismes majeurs oeuvrent pour la protection de nos cours d’eau, les municipalités sont conscientisées et ont en mains des plans à long terme, le milieu agricole travaille pour préserver nos bandes riveraines. Plutôt que d’imposer des projets de loi monstre qui détruisent nos ressources aquatiques, les députés conservateurs devraient venir dans Saint-Hyacinthe-Bagot et voir comment ça se passe dans la vraie vie.

Marie-Claude MorinDéputée Saint-Hyacinthe-Bagot

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