7 juillet 2011
Notes d’histoire de Saint-Hyacinthe (31)
Par: Le Courrier

Réunion apiculteurs Métairie, 1937

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Réunion apiculteurs Métairie, 1937

En septembre 1937, un colloque portant sur l’apiculture s’est tenu à la Métairie des Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe. Le journal Le Courrier de Saint-Hyacinthe donne un compte rendu de cette journée dans son édition du vendredi 10 septembre.

« Une journée apicole à la Métairie Saint-Joseph à La Providence. – La Métairie […] a reçu ces jours derniers quelque 150 apiculteurs de la région, venus pour visiter son rucher et s’enquérir des dernières méthodes d’exploitation rationnelle des abeilles. Plusieurs apiculteurs spécialisés au service du ministère provincial de l’Agriculture accompagnaient les visiteurs. Des cours et [des] conférences furent donnés dans la journée, par messieurs Louis Bossé, inspecteur de ruchers dans Châteauguay et Huntingdon, sur La simplification des travaux au rucher; J.-F. Prud’Homme, président de la Société des Producteurs de Miel de Québec, sur L’installation des paquets d’abeilles; l’abbé Gérard Bossé, professeur à l’École Supérieure d’Agriculture de Sainte-Anne, sur Le développement de l’apiculture dans le bas de Québec; Léo Traversy, inspecteur de ruchers et apiculteur de Saint-Damase, sur divers sujets intéressant les producteurs de miel; Simon Deschênes, instructeur spécial en apiculture, sur La Loque américaine; l’abbé P.-M. Benoit, sur la Sélection des reines. Les résolutions suivantes ont ensuite été approuvées : 1) Il est proposé par Émile Nicol, appuyé par Oscar Desparts, tous deux de Saint-Pie de Bagot, qu’une éducation plus suivie soit faite auprès des pomiculteurs, afin de protéger les propriétaires de ruchers contre les méfaits des arrosages à contre temps, et que la présente résolution soit envoyée à la Société de Pomologie et au Bureau d’Horticulture de Montréal. Adoptée à l’unanimité. 2) Il est proposé par Hormidas Fontaine, appuyé par l’abbé Gérard Bossé, que, vu le grand succès de la journée apicole de Saint-Hyacinthe, tant au point de vue théorique que pratique, pour notre jeunesse agricole, le ministère de l’Agriculture vote des subsides pour le succès des autres journées apicoles qui pourraient être organisées dans la suite. Adoptée à l’unanimité. »

Vol chez Claver Casavant

Le Courrier, vendredi 6 octobre 1933. « Monsieur Claver Casavant a été assailli chez lui. – Monsieur Claver Casavant [1855-1933], le facteur d’orgue bien connu, président de la maison Casavant Frères, a été victime d’un attentat à main armée, lundi soir vers 7 heures moins 20, à sa demeure [située au 605, rue Girouard Ouest]. Il était entrain de souper en compagnie de sa fille Mlle Alice Casavant quand le timbre de la porte retentit. Monsieur Casavant alla lui-même ouvrir et il se trouva en présence de deux individus, d’une trentaine d’années chacun, dont l’un lui mit un revolver sous le nez, lui ordonnant de lever les mains. Mlle Casavant accourut et fut l’objet des mêmes attentions. L’homme au revolver leur dit cependant de ne pas s’effrayer. « N’ayez pas peur, dit-il, nous ne voulons que votre argent. » Il les fit asseoir chacun sur une chaise, le visage tourné contre le mur, et les attacha solidement, non sans les avoir bâillonnés au préalable. Les deux hommes coupèrent ensuite les fils du téléphone, vidèrent les poches de monsieur Casavant, lui enlevant sa montre et la menue monnaie qu’il avait sur lui, et se mirent à chercher dans la pièce où ils étaient. Dans un tiroir ils trouvèrent environ quatre dollars. Ce fut tout. Ils partirent aussi tranquillement qu’ils étaient venus. Monsieur Casavant parvint à se débarrasser de ses liens, libéra sa fille et monta au premier étage, où se trouvait un second téléphone. Il appela de là la police et raconta les faits. Les agents ont fait des recherches toute la nuit suivante, jusque dans les villages voisins de Saint-Hyacinthe, mais n’ont pu appréhender les voleurs. […] Monsieur Casavant, qui est âgé de 78 ans, a pris l’aventure froidement. Il n’a pas l’habitude de garder beaucoup d’argent sur lui, a-t-il raconté, de sorte qu’il était assez peu inquiet de ce qu’on pouvait lui enlever. Mardi matin, il s’est rendu à son bureau comme d’habitude. » Quelques semaines plus tard, monsieur Claver Casavant tomba malade et décéda en décembre suivant.

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