22 septembre 2016
Dead Obies
« Notre musique part toujours d’un party », Snail Kid
Par: Amilie Chalifoux
Dead Obies sera en prestation, vendredi, au Zaricot dans le cadre du festival Agrirock, à 20 h. Les groupes Bad Nylon et Brown assureront la première partie du spectacle. Crédits : German Moreno

Dead Obies sera en prestation, vendredi, au Zaricot dans le cadre du festival Agrirock, à 20 h. Les groupes Bad Nylon et Brown assureront la première partie du spectacle. Crédits : German Moreno

La formation Dead Obies, c’est d’abord six amis entre qui le « vibe est bon » qui se réunissent pour faire de la musique et le party. Leur son est festif et les spectacles qu’ils livrent au Québec sont de plus en plus sold out. Ils seront de retour au Zaricot, cette fois, comme tête d’affiche du festival Agrirock.

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Le groupe rap montréalais commence à connaître la région. D’autant plus que l’un des membres de la formation, Gregory Beaudin, alias Snail Kid, a vécu deux années à Saint-Hyacinthe durant ses études en théâtre au Cégep. Né dans une famille où l’on prône la musique, ce dernier a été initié au rap dès l’école primaire. Mais ce n’est qu’au printemps 2011 que Dead Obies voit jour avec Yes McCan, O.G. Bear, 20some, Jo RCA, VNCE et Snail Kid.

« C’était une drôle de période pour tout le monde. Nous étions tous dans une zone de néant dans nos vie, puis nous avons lancé ce projet sans savoir si cela nous conduirait quelque part. Deaud Obies a partie un nouvel engrenage. On s’est mis à travailler là-dessus tous les jours », raconte Snail Kid.

Leur premier mixtape Collation Vol. 1 a conduit le groupe en finale aux Francouvertes 2013, après quoi la liste des reconnaissances s’allonge. Mais le groupe a également dû faire face à un tourbillon médiatique en raison de la langue utilisée dans ses chansons, le franglais.

« Nous n’étions pas préparés à tout cela. Nous ne voulions pas causer de polémique. On nous prêtait des intentions de vouloir laisser tomber la culture francophone et même de vouloir volontairement saccader la culture. Ce qui est absurde! Il existait déjà des initiateurs de groupe rap qui chantaient en franglais au Québec. On s’en est inspiré parce que c’est un switch de langue qui se faisait naturellement pour nous. Mais cela a provoqué une réflexion au sein du groupe. Nous avons décidé de poursuivre dans la même direction parce que cela reflète ce que l’on vit à Montréal », explique-t-il.

Le débat de société les a conduits à l’émission Tout le monde en parle après quoi Dead Obies a de nouveau été propulsé avec la sortie de l’album Gesamtkunstwerk, au printemps dernier. 

«Gesamtkunstwerk est un terme issu du romantisme allemand qui signifie œuvre d’art totale. C’est lorsque plusieurs formes d’arts servent une même œuvre d’art. À l’époque, cela faisait référence à l’opéra qui était considéré comme l’œuvre d’art parfaite. »

Pour faire honneur au titre, une série d’œuvres a été réalisée en parallèle avec l’album, dont des spectacles, des photos et un documentaire. Un concept artistique qui se veut également une réponse aux critiques qui s’opposent à ce que le groupe chante en franglais. 

Dead Obies sera en prestation au Zaricot, demain, dans le cadre du festival Agrirock. Les groupes Bad Nylon et Brown assureront la première partie du spectacle, dès 20 h.

Par ailleurs, les festivités entourant Agrirock commencent dès aujourd’hui dans le centre-ville de Saint-Hyacinthe. Il s’agit également d’une occasion pour découvrir ou redécouvrir des artistes locaux, tels que Wraz, Désiré Renard, Palabre, Automatisme, Arimo, Citizens, La Barrique, Renard Blanc, Câltar-Bateau et Ragoût. Pour connaître l’ensemble de la programmation d’Agrirock ainsi que les lieux des prestations, on peut consulter le site Internet du festival à l’adresse festivalagrirock.com.

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