12 décembre 2019
Carte blanche
Notre porc
Par: Christian Vanasse
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Il y a quelques jours, des activistes de DxE (Direct Action Everywhere), un groupe de défense des droits des animaux qui fait aussi la promotion du végétalisme, sont entrés dans une porcherie de la région pour y manifester contre les conditions de vie des cochons. Heureusement, tout s’est bien passé. Les policiers ont mis les véganes en cage, puis libéré les cochons dans la nature.

Non, rassurez-vous, tout s’est passé dans l’ordre : les policiers ont arrêté les militants, pis laissé les cochons dans leurs cages pour qu’ils deviennent du ragoût de pattes aux fêtes. Les cochons là, pas les véganes! Du ragoût de pattes végane, ça doit goûter bizarre.

Oh, je vais arrêter les blagues avant qu’on me dénonce à la Commission des droits de la personne. Cela dit, ce n’est rien à côté des commentaires sur ces militants que j’ai pu lire dans les médias. Ouh qu’il y avait des gens fâchés qui auraient réservé un triste sort à ces activistes. Bien plus triste que celui des cochons en fait. Mais voilà, le groupe n’était pas là pour se faire des amis ou rencontrer le gentil fermier pour échanger sur le confort du porc, mais plutôt y faire un acte d’éclat médiatique. D’ailleurs, le gentil fermier n’y était pas. Il n’y avait sur place que quelques employés bien embêtés de ne pouvoir « passer la hose ».

Je n’étais pas sur place lors de ce coup d’éclat et je ne peux donc pas témoigner des conditions d’élevage de cette ferme qui, à ma connaissance, n’a jamais participé aux journées Portes ouvertes de l’UPA. Tant mieux si ses pratiques sont exemplaires.

Sinon, notre indignation devrait plutôt se diriger vers ceux qui ne respectent ni les animaux ni ceux qui les consomment plutôt que vers ceux qui cherchent à faire bouger les choses.

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