17 novembre 2011
L’expérience vue par des étudiants du CAG
Notre sport national à la sauce européenne
Par: Maxime Desroches
Guillaume Brisebois, Maxence Brillon-Cyr, Marco Cavalleri et Antoine Bédard.

Guillaume Brisebois, Maxence Brillon-Cyr, Marco Cavalleri et Antoine Bédard.

Jeudi dernier, LE COURRIER racontait le périple de deux entraîneurs de hockey du Collège Antoine-Girouard à Champéry, en Suisse. Cette semaine, le point de vue de quatre étudiants-athlètes du CAG ayant eux aussi fait le voyage outre-mer à quelques reprises afin d’y pratiquer notre sport national.

Véritables passionnés de hockey, les étudiants de troisième et quatrième secondaire Guillaume Brisebois, Antoine Bédard et Maxence Brillon-Cyr n’ont pas hésité bien longtemps à relever le défi proposé par leur enseignant Simon Desautels, il y a deux ans, soit celui de séjourner quelques semaines à Champéry, au beau milieu de la Suisse romande, pour prendre part à un camp de perfectionnement. Ils ont plutôt sauté à pieds joints dans l’aventure et en ont conservé un souvenir impérissable.

Non seulement les trois hockeyeurs maskoutains ont-ils découvert leur sport favori sous un jour nouveau, ils ont aussi été à même de recevoir les précieux conseils de hockeyeurs professionnels locaux tels que Goran Bezina et Igor Fedulov, des figures de proue de la ligue professionnelle A de Suisse que les patineurs ont eu la chance de côtoyer au quotidien. Mais bien au-delà de l’expérience sur la glace, Guillaume, Antoine et Maxence ont aussi établi des liens avec des camarades suisses qui demeurent à ce jour de très bons amis.« Si c’était à recommencer, c’est certain que je le ferais encore. On patinait tous les jours sur une glace à aire ouverte, avec les montagnes devant nous, c’est un feeling spécial. Disons que c’est bien différent du Stade C.-A.-Gauvin » plaisante Guillaume, qui a fait le voyage à Champéry à deux reprises, la dernière fois à l’été 2010.Même s’ils étaient les seuls Québécois dans un groupe de patineurs et d’instructeurs comprenant Canadiens, Suisses, Russes et Suédois, les jeunes hockeyeurs soutiennent que la communication n’a pas posé de réel problème.« On arrivait à se comprendre en parlant en anglais. Sinon, il y avait toujours un coach pas très loin qui pouvait nous servir d’interprète », raconte Antoine.

Du jeu différent

De son côté, Marco Cavalleri, un élève de première secondaire originaire de la Suisse et dont la famille s’est récemment installée à Saint-Hyacinthe, explique que les différences entre le hockey tel qu’il le connaissait dans son pays natal et celui auquel il a dû s’adapter depuis son arrivée, en juillet, sont considérables.

« La première chose que j’ai remarquée, c’est la différence de grandeur de la patinoire. En Suisse, la patinoire est de dimension olympique. Ici, les joueurs ont moins de temps pour réfléchir avant de faire leur jeu. J’ai aussi constaté que les joueurs sont plus talentueux », affirme celui qui a rencontré Simon Desautels il y a quelques années, au camp de perfectionnement.Le hockey a beau faire des pas de géant au niveau de la popularité en Suisse depuis que plusieurs de ses représentants — dont les défenseurs du Canadien de Montréal Yannick Weber et Raphael Diaz — ont atteint les rangs de la LNH, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une discipline méconnue dans plusieurs régions.« Les jeunes s’y intéressent plus qu’avant, mais pas autant qu’ici. Aussi, il y a moins d’heures d’entraînement à notre disposition qu’ici. En Suisse, le sport le plus populaire demeure le soccer », précise le jeune Marco, qui n’aurait pu enfiler les patins pour une équipe de hockey civile si sa famille n’avait pas emménagé au Québec, puisqu’en vertu d’un règlement de Hockey Richelieu, l’inscription requiert que la famille du jeune possède un domicile fixe.« C’est la principale raison pour laquelle certains jeunes hockeyeurs suisses rencontrés là-bas ne peuvent pas venir jouer une saison de hockey ici, à moins que ce soit dans un cadre scolaire, comme la ligue juvénile par exemple », confirme Simon Desautels.Quoiqu’il en soit, l’expérience du camp de perfectionnement Platform Hockey School en est une qui semble avoir profité à tous, instructeurs comme patineurs, et que l’enseignant Benoit Lamothe-Michaud recommande chaudement aux jeunes hockeyeurs de la région.« C’est une corde de plus à ajouter à leur arc, en plus d’être un voyage exceptionnel à faire hors des heures de glace. Ça peut être intéressant pour les parents aussi, étant donné que l’hébergement pour toute la semaine se fait à même le complexe sportif. Ça évite plusieurs soucis », conclut-il.Pour en apprendre plus sur le camp de perfectionnement estival Platform Hockey School, les parents de jeunes hockeyeurs peuvent contacter Simon Desautels au Collège Antoine-Girouard ou visiter le www.platformhockeyschool.com

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