30 août 2012
Bilan de mi-saison
« Nous avons une belle synergie sur la ligne offensive »
Par: Maxime Desroches
Le Maskoutain Luc Brodeur-Jourdain est désormais bien ancré au poste de centre offensif, à sa deuxième saison à titre de partant à cette position.

Le Maskoutain Luc Brodeur-Jourdain est désormais bien ancré au poste de centre offensif, à sa deuxième saison à titre de partant à cette position.

Les Alouettes de Montréal ont inquiété plusieurs observateurs par leur manque de constance en début de saison. Les cinq premières rencontres du calendrier ont été de véritables montagnes russes pour les Moineaux, mais comme le Maskoutain Luc Brodeur-Jourdain l’explique, les ajustements ont rapidement été apportés. On en voit désormais les résultats.

Maintenant un jeune vétéran à sa cinquième saison avec le club – sa deuxième comme partant au poste de centre offensif -, Brodeur-Jourdain est de plus en plus à l’aise dans ses fonctions, surtout que l’unité avec laquelle il travaille est demeurée relativement stable par rapport à 2011.

« Comme dans n’importe quel emploi, il est plus difficile d’établir une synergie et une cohésion sans une bonne communication. Nous avons un groupe de gars fantastiques sur la ligne offensive. C’est réellement un bel environnement de travail. La présence d’un vétéran comme Scott Flory, par exemple, ça n’a pas de prix. Il est un grand leader et il possède d’excellentes connaissances du jeu. »Le colosse de 29 ans ne cache pas que les performances sur le terrain n’ont pas été à la hauteur des attentes lors des premières rencontres. Il ne faut toutefois pas s’en surprendre, nuance-t-il, car l’arrivée d’un nouveau coordonnateur de l’attaque et d’un nouvel instructeur de la ligne offensive a changé certaines données.« En début de saison, c’était beaucoup d’informations à assimiler. Ce qui est positif, c’est qu’on est sur une pente ascendante constante depuis le jour 1. Pat Meyer s’est avéré une superbe addition pour le club. Il est sans contredit le meilleur entraîneur de ligne offensive que j’ai eu jusqu’à présent. Depuis son arrivée, on a grandi en tant qu’unité, surtout par rapport à notre compréhension des façons de bloquer différents fronts défensifs », affirme l’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval.Brodeur-Jourdain est d’avis que la tâche de chaque membre est facilitée maintenant que l’attaque montréalaise est plus diversifiée. Reconnus pour leur attaque aérienne, les Montréalais intègrent de façon plus soutenue la course au sol avec l’excellent porteur de ballon Brandon Whitaker.« Force est d’admettre qu’auparavant, notre course au sol était plutôt unidimensionnelle. La stratégie était simplement d’essayer de fournir une brèche à l’intérieur. C’était plutôt laborieux. Nos schémas offensifs sont maintenant plus complexes. Nous sommes moins prévisibles pour les défensives adverses. »

Faire le pont avec les fans

Bien qu’il a toujours été sollicité par les membres des médias pour son côté jovial et son franc-parler, l’athlète de 6 pieds 3 pouces et 305 lbs reconnaît que son rôle auprès de la communauté médiatique et du bassin de partisans francophones s’est élargi maintenant qu’un des Québécois les plus populaires du club, Étienne Boulay, évolue sous d’autres cieux.

« J’ai toujours pris à coeur, depuis mes débuts à Montréal, mes responsabilités de représenter l’équipe à l’extérieur du terrain. J’affectionne cette partie de mon travail. L’an dernier, j’ai commencé à faire des présentations dans les écoles du Québec. C’est d’ailleurs une expérience que je compte bien répéter. »Revendiquant une fiche de cinq gains et trois revers après huit parties, les Alouettes entament la deuxième portion du calendrier sur une séquence de trois victoires. Le championnat de la conférence de l’Est est loin d’être acquis, avertit le Maskoutain.« Dans la LCF, il n’y a plus de garanties. On n’est plus au début des années 2000, lorsque les Alouettes raflaient tout saison après saison. La parité s’est installée parmi les huit clubs. Chacun a de très bons athlètes à toutes les positions. Certains parlent d’une course à trois (avec les Tiger-Cats d’Hamilton et les Argonauts de Toronto) dans notre conférence. J’avancerais même qu’il ne faut pas prendre Winnipeg pour vaincu. Tout peut arriver dans cette ligue. Le meilleur exemple est celui des Lions de la Colombie-Britannique en 2011. Ils ont redressé la barque après un départ horrible. Leur virage de 180 degrés les a même amenés jusqu’à une conquête de la Coupe Grey. Vraiment, plus rien ne pourrait m’étonner! »

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