10 octobre 2019
Changements climatiques
Nous devons procéder aux changements nécessaires!
Par: Administrateur

J’étais à la marche pour le climat à Saint-Hyacinthe le 27 septembre. Le trajet nous menait à l’hôtel de ville. Idée intéressante, étant donné les débats en cours en lien à l’environnement et au « développement »!

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Oups… la politique municipale nous y attendait avec un certain discours environnemental, question de bien circonscrire nos pensées dans le cadre du pragmatisme socio-développemental et économique désiré par les lobbyistes et autres porte-parole de la finance. Tout cela en nous félicitant, un tour de force en soi.

« Nous vous remercions de vous impliquer et surtout continuez… » Malaise… mon détecteur analytique s’est mis en branle pour me rappeler quelques faits observables expliquant mon état.

Dans les instances gouvernementales actuelles, ce genre de discours s’est établi depuis quelque temps. La résistance aux changements rapides à apporter pour permettre au climat de se maintenir est très active. Tels des caméléons du discours environnemental, apparaissent tout à coup des gens plus verts que vert… leurs paroles, par contre, sont contredites par leurs décisions préalables dont voici quelques exemples.

Au fédéral : achat d’un pipeline, appui aux sables bitumineux et on nous fait croire que c’est pour la transition énergétique.

Au Québec : une autoroute de plus, financement des compagnies polluantes, délai pour les néonicotinoïdes et les abeilles, vente d’électricité à l’étranger, seraient tout à coup environnementaux.

Municipal et local : retrait de trottoirs, constructions en hauteur avec stationnements en sous-sol au centre-ville (nous n’aurions pas le choix… et que dire des moyens drastiques employés pour taire et contourner la démocratie ici), les poissons qui meurent dans la Yamaska, l’étude de la rivière Chibouet, l’agriculture dans le tonnage pour l’exportation avec prix dictés par Chicago pendant que la Montérégie est en désert alimentaire (oui oui, vous lisez bien, d’après le fédéral concernant la sécurité alimentaire).

Les discours voilent ces réalités… plus encore, tentent de nous faire croire au lien entre ces décisions et une sorte de miraculeux développement durable. De la vieille stratégie politique pour faire passer le profit des amis avant toute chose.

Ma conclusion face à ces situations est la suivante : si cette démarche citoyenne grandissante a été ignorée au départ et que les tentatives de marginalisation échouent désormais, il est clair que la lutte, elle, s’est engagée.

Passons donc aux changements importants à venir. Première étape pour la suite, déprogrammer les politicien.nes. Il doit y avoir une ouverture à la transition dans l’esprit même des gens qui gouvernent et rapidement. Il faut exiger que les décisions importantes soient prises ou procéder aux changements de représentant.es.

Aux élu.es : plutôt que de vous sentir coincé.es entre les lobbys et la population, vous devez désormais prendre clairement position et agir en priorité pour l’environnement et une juste répartition du bien commun et des services. Il s’agit de volonté politique, c’est un choix.

Il n’est désormais plus question d’argent, mais d’avenir. Autrement… comme l’a affirmé Greta Thunberg à Montréal : « Le changement aura lieu que vous aimiez ou non. »

Richard Gingras,
Saint-Simon-de-Bagot

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