1 mars 2012
Rebuts secs
Nouveau centre de recyclage de 4 millions $
Par: Le Courrier

Dans le but de détourner de l’enfouissement la plus grande quantité de rebuts possible, l’entreprise Camille Fontaine & fils vient d’investir 4 millions $ dans la construction d’un centre de recyclage de matériaux secs qui sera en exploitation dans quelques semaines au 3345, boulevard Laurier Est à Saint-Hyacinthe.

« C’est notre tout premier centre de recyclage, mais ce ne sera pas notre dernier (…). Nous voulons consolider notre place pour longtemps dans la région maskoutaine », a déclaré lundi Richard Lafrenière, président et chef de direction de Camille Fontaine & Fils, au moment de l’inauguration des nouvelles installations.

Ces dernières ont été conçues pour recevoir et traiter jusqu’à 150 000 tonnes de déchets par année, des résidus de construction, de rénovation et de démolition (les CRD), de même que des matières sèches provenant des secteurs institutionnel, commercial et industriel (les ICI). Dans ces déchets, il y a de tout : du métal, du plastique, du papier, du carton, du placoplâtre, du bardeau d’asphalte, du bois, du béton, de la laine minérale, du fil électrique… À leur arrivée au centre de recyclage, ces matières seront d’abord triées automatiquement par un immense tamis qui séparera du lot les particules et agrégats de deux pouces et moins de diamètre. Tout le reste sera envoyé au tri par des convoyeurs; une partie de l’opération sera manuelle et l’autre, automatisée. L’entreprise prévoit créer une vingtaine d’emplois pour faire fonctionner le centre de recyclage.Mais pour que l’opération soit rentable, il faudra évidemment que l’entreprise trouve des débouchés aux matières récupérées, et son objectif est d’atteindre un taux de recyclage de 70 %. C’est le taux fixé pour les ICI et CRD dans le Plan d’action 2011-2015 de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles, sauf pour le béton, la brique et l’asphalte (80 %).Il existe déjà des marchés pour le métal, les plastiques, le papier et le carton, mais pour le reste, ce sera plus difficile, reconnaît Kano Yazan, chef Finances chez Camille Fontaine et fils. « Le bois peut être vendu, mais les prix ne sont pas intéressants actuellement. Pour le gypse, il y a maintenant une compagnie de Saint-Rémi qui le recycle; pour le bardeau d’asphalte, il n’y a pas encore de débouché, mais ça viendra », assure M. Yazan. Il croit qu’un taux de récupération de 65 % sera atteint dès le démarrage du centre de recyclage, lequel sera aussi accessible au grand public. Il desservira également l’écocentre de Saint-Hyacinthe de la Régie intermunicipale d’Acton et des Maskoutains au moment de sa réouverture, à la mi-avril. Camille Fontaine & Fils est le soumissionnaire qui a présenté l’offre la plus basse pour l’obtention du prochain contrat d’un an, a fait savoir Réjean Pion, directeur général de la Régie.La compagnie, semble-t-il, n’aura pas de mal à s’approvisionner en matières premières. Camille Fontaine & Fils, fondée en 1959 à Saint-Hyacinthe, est maintenant fusionnée au groupe Enviro-Viridis, qui est présent dans la grande région de Montréal et qui compte une autre importante filiale, Enlèvement de déchets Bergeron.

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