1 avril 2021
Fermeture de Semex à Sainte-Marie-Madeleine
Nouvelle convention collective pour cinq mois
Par: Jean-Luc Lorry

À quelques mois de l’arrêt des opérations de Semex à Sainte-Marie-Madeleine, les travailleurs occupant un emploi de bouvier ont renouvelé leur convention collective. Photothèque | Le Courrier ©

À cinq mois de la fin des opérations de Semex à Sainte-Marie-Madeleine, une entreprise spécialisée dans les solutions génétiques pour les producteurs bovins, les quelque 12 travailleurs qui occupent un emploi de bouviers ont renouvelé leur convention collective.

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À la mi-février, le Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ), propriétaire à 45 % de Semex, avait annoncé la fin des activités d’élevage, de récolte et de congélation de semence de taureaux sur le site propriété de Semex à Saint-Marie-Madeleine. Ces opérations se feront sur les sites de Guelph et de Kemptville en Ontario. Cette décision a pour conséquence la mise à pied de 63 travailleurs à partir du 31 août 2021.

Cette courte convention collective qui régit le travail des employés qui prélèvent la semence des taureaux et entretiennent les étables a été acceptée à l’unanimité en assemblée générale.

Ce nouveau contrat de travail en vigueur depuis hier, mercredi, comprend un boni à la signature de 2725 $ et une augmentation salariale de 0,75 $ de l’heure. Ces gains s’ajoutent au programme de primes déjà offert par l’employeur à l’ensemble des travailleurs qui poursuivront leurs tâches jusqu’à la fermeture de l’établissement.

« Nous sommes satisfaits des termes de l’entente. Nos membres étaient déterminés et mobilisés. C’est ce qui nous a permis de nous entendre rapidement, sans avoir à mettre en pratique notre mandat de moyens de pression », indique dans un communiqué Carol Tétreault, président du Syndicat des travailleurs du CIAQ – CSN.

« Nous demeurons amèrement déçus que Semex ait décidé de cesser ses opérations à Sainte-Marie-Madeleine, a réitéré Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM-CSN). Par contre, une fois que nous nous sommes aperçus que la décision était irréversible, c’était important pour nous d’aller chercher le maximum pour ces salariés qui se retrouveront sans emploi dans les prochains mois. »

En plus des bouviers, le personnel de Semex à Saint-Marie-Madeleine compte 34 salariés qui effectuent des tâches de laboratoire, de production et de mise en marché (représentés par les TUAC) et 17 travailleurs non syndiqués (commis, employés de laboratoire et employés responsables de la distribution).

Le CIAQ compte maintenir entre 10 et 12 employés dans son centre de distribution de semence et de produits de la ferme basé sur le site de Semex.

La haute direction de Semex, située à Guelph en Ontario, a réagi à cette entente de courte durée. « Après des discussions fructueuses avec CSN, Semex est satisfaite de l’accord qui en résulte et se réjouit qu’une résolution rapide ait été trouvée pour nos employés. Semex continuera de travailler de manière proactive avec les employés représentés par la CSN et les TUAC afin de les accompagner dans leur transition d’emploi », a mentionné John McDougall, vice-président, Opérations mondiales de Semex, dans un courriel adressé au COURRIER.

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