9 mai 2013
Musée régional de Saint-Hyacinthe
Nouvelle étape cruciale pour sa réalisation
Par: Le Courrier

Le Bilboquet sera le lieu de rassemblement d’une soirée-bénéfice le 17 mai entre 17 h et 20 h au profit du projet de Musée régional de Saint-Hyacinthe.

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Parmi les invités, Léo Bureau-Blouin, Léandre Dion et Marc Laberge. Une fois de plus, les instigateurs du projet reprennent le bâton du pèlerin, et sont déterminés à le réaliser.

L’idée a bien mûri depuis 20 ans. Alors qu’il était question dans le passé de lieu de diffusion, de centre d’interprétation de l’histoire et de musée, le projet a évolué en fonction des réalités d’aujourd’hui. « À Saint-Hyacinthe, il y a une seule institution muséale soutenue et reconnue par le ministère de la Culture et c’est le Centre Expression. Si l’on veut créer un musée, il faut passer par cette institution muséale qui existe déjà, il n’y a pas d’autres voies. Nous ne sommes pas dans un contexte socio-économique ou on ajoute des institutions. C’est à partir de ce qui existe déjà qu’on pourra construire un projet de Musée régional », mentionne Marcel Blouin, directeur général et artistique du Centre Expression. Certains se posent la question, pourquoi un Musée régional à Saint-Hyacinthe? À cette question voici la réponse de Francine Girard. « Parce que Saint-Hyacinthe a un passé à faire connaître. Toutes les villes ont un vécu. Mais après Québec, Montréal et Trois-Rivières, Saint-Hyacinthe est l’une des plus anciennes villes d’Amérique du Nord. Les noms de nos rues sont ceux de Maskoutains connus, les livres d’histoire du Québec parlent de nos personnalités politiques et économiques et tout un pan de la culture musicale, théâtrale et cinématographique québécoise a pris racine à Saint-Hyacinthe. Nous avons le devoir de faire connaître notre histoire et Saint-Hyacinthe regorge d’objets à montrer, à raconter, à expliquer », insiste Francine Girard. Marcel Blouin est catégorique, « c’est le Centre Expression qui va devenir le Musée régional de Saint-Hyacinthe. Depuis 27 ans, Expression n’a qu’un seul mandat, faire la diffusion et la promotion de l’art contemporain. Nous n’avons pas le mandat de présenter des collections. Avec le projet du Musée, nous ajouterons le volet collection, mais surtout nous ajouterons un autre mandat, celui du patrimoine régional. Ainsi on devient donc un Musée à double mandat. Nous travaillerons avec les réalités historiques, le monde religieux, industriel, agricole. Ce projet m’apparaît magnifique pour réconcilier la communauté avec notre histoire qui est très riche », de dire Marcel Blouin. Musée rime avec souvenirs, connaissances avec générations. Une bonne façon de transmettre notre héritage à la population, aux étudiants et à nos aînés. Rappelons que Marcel Blouin est l’un des principaux instigateurs avec Jean-Marie Pelletier et Léandre Dion de ce projet muséal. « Il faut garder la même charte en modifiant et majorant ce qui existe déjà. Le projet sera soutenu par le conseil des arts du Canada, par le ministère de la Culture et la ville de Saint-Hyacinthe. Le projet, c’est un nouveau lieu. Soit un bâtiment patrimonial existant qui pourrait être récupéré, mais je préfère ne pas m’avancer sur le site ni sur le type de construction, mais assurément ce sera important. Ce sera un nouveau lieu. L’idée mûrit depuis longtemps chez plusieurs instigateurs du Musée et la ville est bien au fait de la démarche », mentionne Marcel Blouin.Selon le président d’Expression, Jean-Marie Pelletier, ce projet mérite toute notre attention et notre énergie. « Je suis toujours déterminé et convaincu qu’il faut aller de l’avant et le réaliser. L’appui du conseil municipal est néanmoins nécessaire pour s’allier les autres paliers de gouvernement. C’est un moment crucial pour ce projet nouvelle dimension. De plus, il est nécessaire d’avoir une entente tripartite entre la Ville et les gouvernements provincial et fédéral. Saint-Hyacinthe devrait donc assumer de 25 % à 33 % de la facture », souligne Jean-Marie Pelletier. La rencontre du 17 mai ne sera pas la dernière, il y en aura d’autres a confirmé Marcel Blouin. « Il y aura lors de cette soirée une prise de contact et remise de documents pour les participants et bien sûr le volet du Musée régional sera au centre de la discussion. » À la question, vous aimeriez réaliser ce projet sur une période de combien de temps? Marcel Blouin est prudent, pour finalement se prononcer « disons dans quatre ou cinq ans ou un peu plus, pour le bonheur et le plaisir de tous, mais il y a encore beaucoup de travail à faire ».

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