30 août 2012
Nouvelle vague rétro avec Mauves
Par: Le Courrier
Mauves après leur prestation dans le cadre du Festival d'art émergent de Sorel-Tracy (FAST) le samedi 18 août au Loup rouge.

Mauves après leur prestation dans le cadre du Festival d'art émergent de Sorel-Tracy (FAST) le samedi 18 août au Loup rouge.

De la cuvée 2012 des Francouvertes, le groupe Mauves a puisé dans le terreau fertile des années 60 pour concocter leur premier opus Cinéma Plymouth, paru à l’automne 2011. Ils seront de passage à Saint-Hyacinthe pour la toute première fois le vendredi 31 août dans le cadre d’un spectacle au Zaricot, avec en première partie les groupes Doloréanne et Alex et les Droogies, dès 20 h.

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Formé du chanteur et guitariste Julien Déry, du chanteur, guitariste et claviériste Alexandre Martel, du bassiste Cédric Martel et du batteur Jean-Christophe Bédard-Rubin, Mauves a vu jour il y a quatre ans à Limoilou. Tous auteurs et compositeurs, le quatuor a tiré ses premières inspirations de l’album Jaune de Jean-Pierre Ferland, suivies de la musique des groupes anglophones les Beatles et les Beach Boys pour composer les pièces qui figurent sur leur premier album Cinéma Plymouth.

« Nous avons sorti de vieux vinyles et avons écouté beaucoup de classique pop pour cet album, avance Alexandre Martel. Nous avons ensuite étudié les compositions et nous sommes inspirés des années 60 pour l’aspect structurel et mélodique de nos chansons. » « Et cela nous permet d’explorer plusieurs genres musicaux, renchérit Jean-Christophe Bédard-Rubin. On [les gens en général] parle des années 60 comme si elles ne se résumaient qu’à un style défini alors que c’est tout le contraire. Le style musical de ces années est vraiment hétéroclite! »Avec des textes intimes et impressionnistes, Mauves évoque la fraîcheur de la jeune vingtaine. Et le groupe l’assume amplement! L’amour des jeunes filles, les ruptures amoureuses, le désir de liberté. Toutes ces thématiques vont dans le même sens de l’esthétique sixties.Mais ce que la formation apporte de nouveau, ce sont les textes. « Nous avons essayé au départ d’écrire des chansons anglophones sur de la musique rétro aux influences américaines et britanniques. Mais cela n’apportait rien de nouveau. C’est ensuite que nous avons écrit nos textes en français. Nous avions l’impression que cela était différent et apportait une nouvelle couleur à la pop », explique Julien Déry. Mais il s’agit là d’un exercice de style. Bien que cette « pop libre » leur aille à merveille du haut de leur vingtaine, le groupe souhaite explorer d’autres voies. « Le premier album est inspiré des années soixante, mais je ne crois pas que nous allons nécessairement nous inscrire dans ce même genre musical dans un autre album », précise Alexandre Martel. Le groupe travaille d’ailleurs actuellement à la création d’un maxi afin de sortir de ce cadre. Selon eux, ce EP sonnera « très hétéroclite » et ils présenteront certaines de leurs nouvelles compositions dans le cadre de leur prestation au Zaricot, en plus des pièces tirées de Cinéma Plymouth.

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