30 avril 2015
Chrysler 200 2015
Nouvelle vague
Par: Marc Bouchard
Photos Chrysler Canada

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Quand on a la chance de partir de zéro, on peut créer quelque chose d’unique, de différent. Quand le designer de Chrysler, Ralph Gilles, a réuni son équipe pour dessiner une nouvelle berline intermédiaire, le défi était de taille, mais les contraintes assez minces. On a voulu créer quelque chose de différent et d’unique dans la catégorie des berlines intermédiaires. Le résultat est une Chrysler 200 qui hérite d’une forte personnalité.

Physiquement, la Chrysler 200 2015 est à la fois élancée, élégante et dynamique, avec de subtiles lignes de caractère sur les flancs et une ligne de toit plongeante lui conférant presque l’apparence d’une voiture à hayon.

Quatre finitions seront offertes. La LX de base n’est pas la plus populaire, ni la mieux équipée. La version Limited devrait s’avérer le gros vendeur, et la 200S sera la version sportive avec des garnitures noires lustrées, des embouts d’échappement doubles et exposés, une suspension plus ferme, des sélecteurs de rapport au volant et des jantes optionnelles noircies de 19 pouces. Quant à la 200C, elle s’avérera le choix luxueux avec plus de garnitures chromées et des jantes en alliage poli. Pour les besoins de notre essai, c’est une version S que nous avons pu conduire durant quelques jours.

L’habitacle de la voiture plaît, avec des sièges confortables et aucun signe évident de coins coupés ronds. Les sièges arrière sont parfaits pour deux adultes ou trois enfants, bien que le dégagement pour la tête soit limité par la ligne de toit, alors il faudra toujours s’en méfier.

L’habitacle s’avère aussi très silencieux, du moins, dans les versions 200C et 200S qui bénéficient d’un parebrise et de glaces latérales acoustiques.

Alors que les versions de base sont équipées d’un moteur quatre-cylindres de 2,4 L conçu par Chrysler et Fiat, nous avons plutôt pu compter sur le valeureux V6 de 3,6 litres, produisant un 295 chevaux et 262 lb-pi de couple. Il est jumelé à une boîte automatique 9 rapports. Un peu comme pour la Fiat 500x, c’est la boîte 9 vitesses qui pose problème.

À bas régime et sans insister, elle est capable du meilleur, enchaînant les changements sans trop hésiter et sans délai. Mais quand on insiste un peu, elle semble devenir confuse et ne sait plus trop sur quelle vitesse danser. Bref, mettre la boîte en mode manuelle et effectuer nous-mêmes les changements est sans conteste la meilleure méthode. D’autant que nous avions à l’essai la version S, une des plus sportives du lot.

Ajoutons de surcroît que notre version était aussi équipée de la traction intégrale, une option qui n’est pas disponible dans toutes les déclinaisons. Mais comme notre essai se déroulait essentiellement sur chaussée sèche et sans conduite excessive, difficile d’en définir les qualités.

Le comportement routier, sans être sportif, affiche des notes de tempérament, subtilité et aisance. La 200 maîtrise très bien le roulis en virage. On se prend rapidement à enchaîner les virages avec aisance et plaisir. La rétroaction offerte par la direction pourrait par contre être améliorée. Elle offre une expérience un peu trop artificiellement électronique ou électroniquement artificielle, c’est comme vous préférez le voir.

La direction est tout de même assez réactive et offre un bon contrôle sur l’expérience de conduite une fois qu’on s’accoutume à son comportement. Les suspensions et les amortissements font un excellent boulot afin d’absorber les imperfections de la route tout en offrant une conduite intéressante sans toutefois être trop molle. Le roulis est maîtrisé tant en virage serré qu’en longue courbe.

La voiture démontre définitivement sa limite sur une route bosselée. Les suspensions ont plus de difficultés à maîtriser le tangage de la voiture. L’avant rebondi et puis l’arrière l’imite à son tour. Il y a inexorablement un effet de flottement où la voiture se trouve doucement entre-deux et perd de son assurance en tenue de route. 

Ceci étant dit, la Chrysler 200 n’a pas besoin d’un tempérament sportif. Tout ce qu’elle doit être, c’est une berline confortable, et offrant une randonnée de qualité. Ce qu’elle atteint haut la main.

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