25 août 2011
Nutrania met le cap sur le monde
Par: Le Courrier
Brahem Bouaou, dirigeant de l'entreprise Nutrania.

Brahem Bouaou, dirigeant de l'entreprise Nutrania.

Lorsqu’ils ont démarré leur entreprise en 2005, Brahem Bouaou et son associé, Thomas Bator, avaient en tête d’exporter une partie de leur production à l’étranger un jour, mais ils ne s’étaient pas fixés d’échéancier. Dorénavant seul dirigeant de Nutrania, petite compagnie spécialisée en nutrition animale, M. Bouaou s’apprête à concrétiser cet objectif. « Un premier conteneur devra partir au plus tard le 31 décembre 2011. C’est le défi que j’entends relever cette année », mentionne le sympathique homme d’affaires.

Cet agronome avant-gardiste a permis à Nutrania de se tailler une place dans le monde de l’alimentation animale en proposant une alternative naturelle aux facteurs de croissance utilisés dans les élevages traditionnels.

Ses produits de spécialité et ses prémélanges sont formulés sans farine animale, sans gras animal et sans antibiotiques (facteurs de croissance). « Je ne dis pas qu’il faut bannir les antibiotiques à tout prix. Ils sont utiles pour lutter contre certaines bactéries, mais je suis profondément convaincu qu’il y a moyen de repenser les élevages en fonction du bien-être animal ce qui, bien sûr, a un impact sur ceux qui mangent de la viande. Ça signifie, entre autres, d’éviter les piqûres et tout ce qui peut stresser l’animal », indique M. Bouaou. C’est cette façon de voir les choses qui a notamment guidé la création du Select-o-fer, un produit conçu spécifiquement pour les porcelets qui subissent un déficit en fer important, peu de temps après leur naissance. Administré oralement, il évite le recours aux traitements conventionnels qui se font par injection. Pour être certain que le porcelet a bien ingurgité la dose nécessaire, un colorant qui lui reste sur les babines pendant quelques heures, permet aux éleveurs d’identifier ceux qui l’ont absorbée.

D’une crise à l’autre

Nutrania a vu le jour en pleine crise du circovirus porcin et l’entreprise subit aujourd’hui les contrecoups d’une période extrêmement difficile pour les éleveurs de porcs. L’impact sur le chiffre d’affaires se fait sentir, avec une diminution de 30 % du volume de ventes l’an passé, d’où l’importance de continuer à diversifier à la fois ses produits et ses clients.

L’entreprise, qui compte aujourd’hui sept employés, a concocté des mélanges pour les cerfs de Virginie (surtout vendus en Ontario), d’autres pour les chiens, vendus à Bio-Biscuit, une autre entreprise maskoutaine, ainsi que certains produits pour les poulets, chevaux, dindons ou pour l’allaitement des jeunes animaux.C’est dans des élevages de dindes en Algérie, pays d’où il est originaire, que Brahem Bouaou pourra sans doute écouler ses premières marchandises à l’exportation. Il travaille déjà de concert avec des éleveurs de là-bas qui ont tout de suite apprécié sa façon de faire des affaires, différente de celle des Européens.

Un service rapide et sur mesure

« L’avantage d’être une petite entreprise, c’est de pouvoir offrir un service hors pair. Si un client québécois me commande un produit tôt le matin et qu’il en a besoin la journée même, je pourrai le lui livrer », affirme-t-il.

Et, pour Brahem Bouaou, quatre facteurs contribuent au succès d’une entreprise : de très bons produits, de très bons prix, un très bon service et un gros volume de crédibilité en réserve, ce qui inspire confiance aux clients et permet de les garder avec soi. Surtout quand les gros requins sortent leurs longues dents pour les courtiser et tenter de les lui voler!Fiche signalétiqueNom de l’entreprise : Nutrania inc.Dirigeant : Brahem BouaouAnnée de fondation : 2005 Municipalité : Saint-Hyacinthe Secteurs d’activité : biotechnologie, transformation et distribution en agroalimentaire Marché : le Québec principalementSite Internet : www.nutrania.com

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