23 mai 2013
Occasion ratée dans la Cité
Par: Martin Bourassa
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Il s’est dit et écrit plusieurs choses sur la Cité de la biotechnologie ces dernières semaines dans LE COURRIER et à Saint-Hyacinthe.

Le directeur général de la Cité a d’abord affirmé que ce qui se passait à la Cité ne regardait pas les journalistes et les Maskoutains. Il a aussitôt été contredit par le conseiller Donald Côté, membre de l’exécutif du CLD. « Les élus et les Maskoutains ont le droit de savoir ce que fait la Cité, c’est de notre argent qu’il s’agit. Si nous ne pouvons pas avoir de réponses à nos questions, nous n’avons pas d’affaire là-dedans », disait-il dans LE COURRIER du 2 mai. Le député Émilien Pelletier a ajouté son grain de sel dans notre édition du 16 mai en affirmant que la Cité était un organisme privé, que la charte [que personne n’a vue] le dit et que jamais personne à part LE COURRIER n’a jamais remis ça en question. « Les gens qui étaient autour de la table en 2002 ont pris la décision d’en faire une organisation privée et force est de constater que le modèle a fait ses preuves jusqu’ici », a soutenu M. Pelletier.J’ai des petites nouvelles pour notre député. Outre LE COURRIER et certains conseillers, dont Donald Côté, Alain Leclerc et Brigitte Sansoucy, il y a au moins une autre personne qui remet en cause le caractère privé de la Cité.Cette personne, c’est nul autre que Léandre Dion, ex-député péquiste de Saint-Hyacinthe et père fondateur de la fameuse Cité. Il n’a jamais caché son malaise face à la culture du secret qui entoure les activités de sa Cité. En novembre dernier, il avait partagé son inconfort et réclamé plus de transparence des administrateurs actuels de la Cité. À propos des états financiers de la Cité, il avait eu ce commentaire. « C’est toujours mieux quand les choses sont publiées démocratiquement. »Cela dit, les conseillers de la Ville de Saint-Hyacinthe ont raté une occasion en or de réformer la Cité de la biotechnologie, mardi soir. En acceptant de cautionner sans condition un emprunt de 4 M$ pour la construction par la Cité d’un nouveau bâtiment industriel, ils viennent de se ravaler, et Donald Côté le premier. Il aurait été si simple de rendre ce cautionnement conditionnel à la diffusion des rapports annuels et des états financiers de la Cité et à l’obligation de tenir un appel d’offres public pour la construction de cette bâtisse. Pouvez-vous croire qu’au cours de la dernière année, la Ville aura cautionné des contrats de 18 M$ accordés sans aucun appel d’offres public?C’est à se demander ce que fait le ministère des Affaires municipales…

M.B.

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