30 octobre 2014
Patinage de vitesse courte piste
Olivier Godin accroche ses patins
Par: Maxime Prévost Durand
Après plus de 14 ans à pratiquer le patinage de vitesse, Olivier Godin a décidé d’accrocher ses patins pour se concentrer sur les études à temps plein. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Après plus de 14 ans à pratiquer le patinage de vitesse, Olivier Godin a décidé d’accrocher ses patins pour se concentrer sur les études à temps plein. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le meilleur espoir de patinage de vitesse courte piste de la région maskoutaine, Olivier Godin, a mis un terme à sa carrière sportive au cours de l’été. Il venait tout juste d’être sélectionné pour s’entraîner avec l’équipe nationale.

Publicité
Activer le son

La décision fait suite à une réflexion mûrie. Avec son entrée à l’Université McGill en génie mécanique à l’automne, le temps était venu pour l’athlète de 20 ans de concentrer pleinement ses efforts dans les études.

« Je suis convaincu que c’est le choix à faire, soutient-il, mais c’était tout de même une décision difficile à prendre parce que ça fait 14 ans que je patine. »

Au fil des années, il a su rivaliser avec l’élite du Québec et du Canada. À l’hiver, de bons résultats lors des sélections nationales de patinage de vitesse courte piste lui permettaient d’aspirer plus que jamais à joindre l’équipe nationale. Un peu plus tard, on le sélectionnait pour qu’il s’entraîne avec les meilleurs au Canada.

Il s’agit de son plus grand accomplissement. « Ça a été mon objectif toute ma vie. Quand j’étais plus jeune et que je voyais des patineurs sur l’équipe nationale, j’étais impressionné. Je suis content de m’être rendu jusqu’à patiner avec l’équipe nationale. »

Il ne se sera entraîné que quelque temps avec l’élite canadienne avant de décider de mettre fin à son parcours en patinage de vitesse. Mais déjà, les résultats étaient prometteurs. « En à peine deux mois d’entraînement avec l’équipe nationale, j’ai beaucoup évolué. J’ai changé ma façon de patiner. Mon entraîneur me disait que ça aurait pu être une année très intéressante », soutient Godin.

Son entrée à l’université aura pesé lourd dans sa décision d’arrêter, mais il avoue que les sacrifices du sport de haut niveau commençaient à lui peser sur les épaules. « Tous les sacrifices que je faisais pour le patin ne m’ont jamais vraiment dérangé parce que j’étais passionné par le sport. Mais quand j’ai commencé à me questionner [sur mon avenir], tous ces sacrifices me dérangeaient un peu plus. »

C’est avec fierté qu’il pose un regard sur son parcours en patinage de vitesse, même si tout n’a pas toujours été facile. « Il y a une année où j’ai connu beaucoup de difficultés, se souvient-il. Lorsque j’ai fait la transition au circuit élite, tout s’est bien déroulé, mais la saison qui a suivi, alors que j’avais environ 15 ans, a été épouvantable. Je terminais toujours dernier ou avant-dernier. Durant cette saison, j’ai commencé à m’entraîner à Montréal avec un ancien de l’équipe nationale et après le temps de fêtes, j’ai vraiment débloqué. Plutôt que de finir dernier du groupe 3 élite, je finissais 1er du groupe 3 et 7e du groupe 2. Il y avait toujours une amélioration et ça n’a jamais arrêté de s’améliorer par la suite. »

Même s’il vient de mettre un terme à sa carrière d’athlète, Olivier n’écarte pas la possibilité de travailler à titre d’entraîneur dans un club de patinage de vitesse si l’opportunité se présente. Entre-temps, il continuera d’encourager son frère Simon qui poursuit quant à lui la pratique du sport.

image