25 septembre 2014
Indemnisation d’ex-travailleurs
Olymel demande une révision judiciaire
Par: Jean-Luc Lorry
L’ancienne usine de découpe de porc de Saint-Simon. Photothèque | Le Courrier ©

L’ancienne usine de découpe de porc de Saint-Simon. Photothèque | Le Courrier ©

La partie ne semble pas encore gagnée pour les 406 ex-travailleurs de l’usine de découpe de porc de Saint-Simon qui a fermé ses portes en avril 2007. Son propriétaire Olymel demande une révision judiciaire de la récente décision d’un tribunal d’arbitrage qui a jugé illégale la fermeture de cette usine. Selon le syndicat, ce jugement donnerait droit à une indemnité estimée à 14 M$.

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À la suite de la décision de l’arbitre Claude H. Foisy, Olymel avait demandé à ses procureurs une étude approfondie de ce jugement lourd de conséquences financières pour le transformateur de viande.

« Cet examen conclut que plusieurs aspects de cette décision sont erronés et déraisonnables et Olymel est d’avis qu’elle dispose de motifs solides, fondés en droit, pour demander au tribunal d’annuler la décision de l’arbitre », écrit la direction d’Olymel dans un communiqué.

L’entreprise n’a pas souhaité commenter davantage ce dossier tant que la cause est entendue devant les tribunaux.

Le Syndicat des travailleurs d’Olympia (CSN) et la haute direction de la centrale syndicale n’ont pas tardé à réagir eux aussi par voie de communiqué.

« Cette contestation est tout simplement scandaleuse tellement elle confirme le mépris de cet employeur qui nous maintient toujours en lock-out après sept ans », a commenté Michel Daigle, président du syndicat et vice-président du Conseil central de la Montérégie.

« Nous demandons à la Coop Fédérée (propriétaire d’Olymel) d’intervenir et de rappeler à l’ordre Olymel pour qu’elle se conforme au jugement rendu le 20 août en l’obligeant à se comporter en citoyen corporatif responsable et maintenant redevable envers ses employés. À défaut, nous allons appuyer les ex-travailleurs d’Olymel pour qu’ils obtiennent pleinement justice », a complété Jean Lacharité, 2e vice-président de la CSN.

La partie syndicale a convoqué ses membres à une assemblée générale extraordinaire qui se déroulera à huis clos le samedi 4 octobre au centre communautaire aquinois.

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