10 décembre 2015
On « bac » chez Ateliers Transition
Par: Jennifer Blanchette | Initiative de journalisme local | Le Courrier
Bacs cadenassés et documents confidentiels peuvent maintenant être récupérés directement chez les clients d’Ateliers Transition qui utilisent le service de déchiquetage offert par l’entreprise d’économie sociale. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Bacs cadenassés et documents confidentiels peuvent maintenant être récupérés directement chez les clients d’Ateliers Transition qui utilisent le service de déchiquetage offert par l’entreprise d’économie sociale. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Après avoir broyé près de 200 000 livres de documents confidentiels en un an, l’entreprise d’économie sociale Ateliers Transition passe à la vitesse ­supérieure en offrant un volet mobile à son service de déchiquetage.

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Pour ce faire, l’organisme s’est procuré un autobus de transport adapté et l’a transformé afin d’aller recueillir les bacs cadenassés contenant des documents confidentiels directement chez ses clients, sur le territoire montérégien. Les documents sont ensuite détruits à l’usine d’Ateliers Transition grâce à une déchiqueteuse à grand débit.

« [Nous lançons] la campagne « On bac Ateliers Transition ». Cette campagne ­interpelle la communauté d’affaires et les organismes publics et parapublics. En devenant clients d’Ateliers Transition, ceux-ci poseront un geste social et écologique à un coût équitable », a déclaré en conférence de presse le directeur général de l’organisation, Yves St-Arnaud.

Il a également insisté sur les aspects ­sécurité et confidentialité du service de déchiquetage offert par les Ateliers. Ainsi, tous les bacs contenant l’information sensible sont cadenassés et numérotés et le processus de suppression de leur contenu est consigné au registre de ­destruction remis mensuellement avec la facturation aux clients.

Présent pour l’occasion, le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, a invité le milieu maskoutain « à encourager l’économie locale en posant un geste ­social », en plus d’aider des gens aux prises avec des problèmes de santé ­mentale à réintégrer le marché du travail.

Le premier magistrat, qui a visité les installations d’Ateliers Transition, s’est d’ailleurs dit impressionné par la qualité du travail qui s’y déroulait.

200 000 livres de papier broyé

Depuis le lancement du centre de déchiquetage d’Ateliers Transition, en janvier, plus de 200 000 livres de papiers fins et documents confidentiels ont été broyés par les employés.

La majeure partie des ballots de papier compressé provient de l’entente de cinq ans signée avec l’ancien Centre de santé et de services sociaux Richelieu-Yamaska (CSSSRY), le premier client à utiliser le service de déchiquetage des Ateliers.

D’après le CSSSRY, ce contrat a permis de réduire de moitié la facture liée à la destruction des documents ­confidentiels.

La présidente d’Ateliers Transition, Émilie-Claude Picinbono, a confié au COURRIER que des clients avaient déjà adhéré au service mobile de ­déchiquetage et que l’organisme visait la destruction de cinq tonnes de papier par semaine, ce qui permettrait à la ­déchiqueteuse de tourner à plein régime.

Sous peu, deux employés de l’entreprise d’économie sociale auront la chance ­d’effectuer un dernier stage rémunéré et de rejoindre le milieu du travail grâce à l’implantation du centre de ­déchiquetage.

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